Via    francetvinfo

« La vie c’est comme un match de basket, je te jure c’est vrai. Tant qu’il y a du temps, tu peux revenir au score et gagner ce putain de match. Donc s’il te reste des secondes, des minutes, mais lâche pas l’affaire mon pote, vas-y.« 

Il a joué comme meneur au PSG Racing en catégorie minimes pendant trois saisons, puis à l’AS Bondy 93 où il a signé un contrat de 5 ans. Durant cette période, une première blessure vient mettre un terme à sa carrière de basketteur en France. En 2004, il quitte donc l’Hexagone direction les États-Unis où il va y porter le maillot de l’Université de Connecticut pendant un an. « Sportivement, c’était le top. Tu joues au Madison Square Garden, tu fais deux trois matches par semaine dans des salles à 25 000 places« , détaille-t-il. Enfin, c’est l’équipe nationale d’Algérie qui vient chercher Sami Ameziane, avant qu’une blessure à l’épaule ne vienne compromettre définitivement sa carrière. « Le mec qui a pas de chance« , lance-t-il. 

De retour chez ses parents « rue de la mort » à Saint-Denis, la transition est difficile. « J’habite au-dessus des pompes funèbres au numéro 13, c’est véridique« , résume Sami Ameziane avec un ton emprunt d’autodérision. Si aujourd’hui, il voit cela comme un enchaînement de circonstances cocasses, Sami Ameziane en a tout de même souffert. « À l’issue de ce retour, je fais une dépression« , souffle-t-il. Mais très vite, l’ancien sportif se relève : « Je me suis dit, tout cet échec, forcément, il faut faire en sorte que ça devienne une belle histoire. » Ainsi, après une première partie de sa vie consacrée au basketball, Sami Ameziane se lance dans le stand-up sous le nom du Comte de Bouderbala. « J’ai ramené ma discipline sportive sur la scène« , estime-t-il. Pour lui, le travail acharné et le courage de sortir de sa zone de confort finissent toujours pas payer. La preuve.

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