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Les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon se retrouvent à Biarritz du 24 au 26 août avec comme thème la lutte contre les inégalités. Depuis sa création en 1975 par Valéry Giscard d’Estaing, au lendemain du premier choc pétrolier, le G7 a bien changé. À l’époque, ils n’étaient que six au château de Rambouillet : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, le Japon et les États-Unis. Il s’agissait alors de rassembler les pays les plus industrialisés partageant des valeurs libérales. Le Canada avait rejoint le groupe l’année suivante pour former le G7. Une vingtaine d’années plus tard la Russie, débarrassée du communisme, rejoint le sommet avant d’en être exclue en 2014, suite à l’annexion de la Crimée.

En 2019, les participants historiques sont toujours là, mais l’édifice reste fragile. À l’origine, le G7 devait défendre les intérêts communs des pays les plus importants sur le plan économique. Aujourd’hui, l’unité a volé en éclats. Les États-Unis, qui réclament le retour de la Russie pour reformer un G8, ont déchiré l’accord de Paris sur le climat en juin 2017. De plus, ils n’hésitent pas à négocier séparément leurs accords commerciaux. De l’autre côté de l’Atlantique, la Grande-Bretagne devrait bientôt quitter l’Union Européenne et l’Italie vit une véritable crise politique depuis la démission du président du Conseil, Giuseppe Conte.

>> À quoi sert le G7, le sommet des sept pays les plus riches du bloc occidental ?

Lors du dernier G7 au Canada, en juin 2018, Donald Trump avait retiré sa signature du communiqué final quelques heures après l’avoir validé. Un fiasco que la France veut absolument éviter en formant des coalitions sur des sujets précis. C’est la raison pour laquelle l’Egypte, le Sénégal, l’Inde ou encore l’Australie ont été invités avec comme priorités affichées la réduction des inégalités entre les femmes et hommes, ou encore l’aide aux pays du Sahel.

Le 25 septembre dernier, Emmanuel Macron déclarait à ce propos, lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies« Le temps où un club de pays riches pouvait définir seul les équilibres du monde est depuis longtemps dépassé ».

Ce G7 nouvelle formule reste un forum de rencontres directes pour les dirigeants de grandes puissances économiques. Le président de la République française, organisateur du sommet, pourra faire valoir sa conception des relations internationales, au lendemain de sa rencontre avec Vladimir Poutine. Ce sera aussi l’occasion d’observer avec attention les premiers échanges entre Donald Trump et le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson.

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