Via    lapresse

D‘ordinaire, Éric Dupond-Moretti a le sommeil lourd, mais sa première nuit de garde des Sceaux fut, il s’en doutait, erratique. Il eut d’ailleurs un de ces rêves d’écolier angoissé à la veille de la rentrée. Seul dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale vidé de ses parlementaires, il agrippe le micro. Les mots lui viennent difficilement. Il bute sur les arguments, les syllabes, bégaie presque. Satanée cravate : elle l’étrangle. Il déteste ces liens qui entravent la parole, lui, le virtuose des plaidoiries. Il la connaît pourtant cette salle en demi-cercle vieille de 200 ans, avec ces micro…

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