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Alberto Fernandez et l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner ont emporté 47% des suffrages, contre 32% pour Mauricio Macri. 

A deux mois de l’élection présidentielle, l’actuel président argentin, Mauricio Macri, a subi un lourd revers électoral face au tandem péroniste composé d’Alberto Fernandez et de sa colistière, Cristina Fernandez de Kirchner, ex-présidente du pays. Aux élections primaires qui avaient lieu dimanche 11 août, considérées comme une répétition générale pour la présidentielle d’octobre, Mauricio Macri n’a recueilli qu’un peu plus de 32% des voix tandis que l’opposition péroniste a obtenu plus de 47% des suffrages.

Si un tel résultat se reproduisait lors du scrutin présidentiel, le 27 octobre, Alberto Fernandez, 60 ans, serait proclamé vainqueur dès le premier tour, puisque selon la loi électorale argentine il suffit d’obtenir au moins 45% des suffrages, ou bien 40% et une avance de dix points sur le candidat arrivé deuxième.

« Nous avons subi une mauvaise élection et cela nous oblige, à partir de demain, à redoubler d’efforts. Nous regrettons de ne pas avoir eu tout le soutien que nous espérions », a rapidement reconnu le chef de l’Etat de la troisième économie d’Amérique latine, plongée dans une grave crise.

Créé en 2009, le système de primaires générales pour tous les partis politiques, le même jour et lors d’un scrutin national, est une particularité argentine.

Dans ce pays de 34 millions d’électeurs où le vote est obligatoire – le taux de participation s’est élevé à 75% – il s’agit plutôt d’un sondage grandeur nature avant les élections générales, les partis politiques ayant choisi cette année, pour des raisons de stratégie électorale, d’investir à l’avance leurs candidats comme la loi le leur permet. Depuis 2009, les scores des scrutins présidentiels ont été dans la lignée des scores des primaires.

Inculpée dans plusieurs affaires de corruption, l’ex-présidente Cristina Kirchner conserve une influence déterminante sur le parti Unité citoyenne qu’elle a fondé et qui a investi Alberto Fernandez. Leur ticket électoral se présentait sous une bannière récemment créée et baptisée Le Front de tous (El Frente de todos).

Mauricio Macri, 60 ans, avait quant à lui créé la surprise en choisissant comme colistier le dirigeant péroniste Miguel Angel Pichetto, rompant avec sa doctrine libérale qui l’avait conduit jusque-là à tenir à l’écart les péronistes de son gouvernement.

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