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Plébiscitées, moquées, ou remises au goût du jour, les chaussures sont perçues comme le reflet d’une époque, de communautés, d’une personnalité. Entre modèles iconiques ou en passe de le devenir, Libération consacre une chronique hebdomadaire à des passionnés qui se racontent à travers leurs pompes. Aujourd’hui, Lionel, 29 ans, amateur de Vans et originaire de Kinshasa.

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Les chaussures idéales pour un premier rendez-vous ?

Il faut plutôt mettre des chaussures de ville comme des mocassins. Ça fait chic mais décontracté. Je pense que ce sont les chaussures idéales pour un premier rendez-vous, mais moi je mettrais quand même des Vans. C’est simple et ça passe avec tout. Pour une femme, j’apprécie les chaussures à talons hauts, par contre je n’aime pas les ballerines. Je n’ai rien contre les filles en Vans. J’en achetais avec mon ex, souvent on prenait la même paire pour être assortis. Ma petite amie actuelle en a deux, trois paires mais ça ne vient pas de moi. J’aime bien quand elle porte des baskets. Par contre, contrairement à moi, elle en a plusieurs variétés de plusieurs marques.

Lionel et sa compagne. Lionel en Vans et sa compagne en talons. Photo DR

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Que porteriez-vous pour un entretien d’embauche ?

Là c’est classique, il faut des chaussures de ville. A un entretien, je ne pense pas qu’il soit correct de mettre des Vans. On nous regarde quand même de haut en bas. Quand j’étais en stage, je portais un peu de tout, une collègue m’a dit un jour : «Lionel, je vois que tu portes beaucoup de Vans, mon fils aime bien aussi, est-ce que tu peux m’aider à trouver une paire ?» Ça m’avait un peu surpris que même en milieu professionnel, on remarque que j’étais un amateur de Vans. Comme quoi les chaussures, ça peut créer du lien entre collègues.

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Un souvenir de cours de récréation autour d’une paire ?

Quand on parlait de sneakers à l’école, on appelait ça «un affrontement». Quand on grandissait, il fallait avoir la plus belle paire, la plus récente. Si on avait un ami ou un frère qui étudiait dans une autre école, il fallait même emprunter ses baskets pour venir avec à l’école. Comme ça, on voyait que chaque jour ou chaque semaine on changeait de baskets même si ça ne nous appartenait pas. A l’époque de l’école, je ne portais pas de Vans. J’étais plutôt Nike Cortez, Nike Fly, il y avait quelques Air Jordan aussi. On était gamins, on ne connaissait pas trop les modèles alors on achetait quand c’était des Nike. Comme il y a beaucoup de contrefaçons, je me rappelle que pour savoir si c’était des Nike originales ou pas, il fallait compter les virgules. Plus il y en avait, plus on se disait que c’était des originales. Si c’était une paire avec une seule virgule, on émettait des doutes.


Marlène Thomas

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