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Isabelle Carré et Lambert Wilson dans "De Gaulle" de Gabriel Le Bomin.
Isabelle Carré et Lambert Wilson dans « De Gaulle » de Gabriel Le Bomin. (Copyright SND)

Lambert Wilson endosse l’uniforme du général au moment où celui-ci rejoint Londres et lance son appel à la résistance. Un rôle qu’il a préparé sans le copier : « Je peux faire l’évocation d’un personnage par les émotions, la silhouette, plein de choses mais pas imiter directement ». Et il ajoute que ce qui l’a intéressé dans l’histoire, c’est le Charles de Gaulle intime, aux côtés de son épouse Yvonne et de leur petite fille trisomique, Anne : « Ça, c’était irrésistible ».

SND

« La volonté est la première des armes » est une phrase du Général de Gaulle qu’il avoue au micro d’Elodie Suigo avoir toujours mis en pratique, en particulier lorsqu’il se destine à être acteur : « Oui, quand je me suis posé la question par exemple de savoir si je pouvais être acteur. Je me disais moui… Je ne suis pas très doué pour ça… Mais j’aurai de la volonté. »

C’est en Angleterre que Lambert Wilson s’exile pour suivre des cours au Drama Center de Londres et peut-être aussi pour mettre un peu de distance entre lui et son père Georges Wilson (acteur et metteur en scène). Il raconte que le vrai déclic pour le cinéma, même s’il grandit dans l’univers théâtral, a lieu en assistant à l’avant-première du film Les 3 mousquetaires de Richard Lester (1973) avec son père : « C’était un coup de baguette magique parce que je me suis dit ‘c’est ça que je veux faire’. Il y avait des photographes, toutes ces stars qui étaient réunies, c’était incroyablement beau et sexy.« 

Je voulais être un peu tranquille pour faire mes premiers pas et puis je voulais devenir bilingue et j’étais très organisé. A 13 ans c’était décidé, j’allais être acteur.

Lambert Wilson

à franceinfo

Lambert Wilson revient sur ses rapports difficiles avec son père : « Je n’avais pas du tout confiance en moi car j’avais été mis à rude épreuve avec un père effectivement, non pas autoritaire, mais très exigent et pas très tendre au niveau de l’indulgence ». Il se rend compte avec le recul que finalement, son paternel lui a ouvert les portes de théâtres et de petits rôles à l’adolescence : « Ça il me l’a offert ».

Je pense très souvent à lui parce que très souvent je me demande ce qu’il m’aurait dit. Souvent j’imagine comment il jouerait les choses.

Lambert Wilson

à franceinfo

De nombreux rôles éclectiques que ce soit au cinéma, au théâtre ou en tant que metteur en scène, une notoriété inhérente à ses succès : « J’ai voulu devenir un bon comédien mais je pense que je voulais vraiment être connu. » Il ajoute à son arc la corde de la musique, cette autre respiration : « Je pourrais passer ma vie à ne faire que ça ». Le regard tourné vers l’avenir, Lambert Wilson apprécie à sa juste valeur le chemin parcouru mais rêve déjà de l’après : « Je ne me retourne jamais vers le passé (…) La seule chose qui m’intéresse c’est demain (…) J’aime rêver au prochain film ».

Pour le voir et l’écouter chanter Kurt Weill c’est le 6 mars à Béthune, à la Philharmonie de Paris le 28 mars. En mai à Lyon et à Toulon en juin.

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