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L'écrivaine américaine Karin Slaughter lors du festival international Quai du polar à Lyon.
L’écrivaine américaine Karin Slaughter lors du festival international Quai du polar à Lyon. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Un repas au restaurant entre une mère et sa fille. L’intrusion d’un forcené armé et la réaction inattendue de cette mère qui tue cet intrus dangereux comme une véritable professionnelle de la violence. Sous les yeux de la fille qui s’interroge évidemment sur la véritable personnalité de cette mère soudainement étrange.

Voilà le point de départ de ce roman qui nous entraîne dans le passé secret et trouble de cette mère. Le roman se déroule ensuite entre deux époques aujourd’hui et 1986.

Sabrina Arab est directrice éditoriale adjointe d’Happer Collins France : « On va découvrir le passé de Laura et donc remonter le fil de son histoire et comprendre les raisons pour lesquelles elle s’est retrouvée embarquée dans ces activités qui vont frôler avec le terrorisme. Et en parallèle sa fille qui va partir en même temps que nous sur ses traces et comprendre en même temps la nécessité de ce secret. »

Ça commence très vite et ça continue sur le même rythme avec beaucoup d’efficacité comme savent le faire beaucoup d’auteurs de polars américains. Même parfois à l’excès. Mais Karin Slaughter installe aussi une atmosphère très maîtrisé et dessine avec précision ses personnages.

Et le roman explore avec justesse la relation mère-fille, l’activisme politique et l’embrigadement sectaire. « Ce qui est au cœur du roman, c’est vraiment l’emprise, précise la directrice éditoriale. Les conséquences de l’instrumentalisation des idéaux par les sectes. La violence qui va surgir de tout cela et comment un jour, on peut se retrouver sous l’emprise de quelqu’un et voir sa vie basculer. »

Ce roman de Karin Slaughter affiche une sensibilité féminine affirmée où les hommes n’apparaissent pas au premier plan. « Les sujets qui lui tiennent à cœur sont aujourd’hui extrêmement actuels. Elle met toujours en scène des femmes combatives, résilientes, puissantes », justifie Sabrina Arab.

Karin Slaughter est une des rares auteurs de polars noirs, femme, à justement représenter la violence de manière extrêmement réaliste.

Sabrina Arab

à franceinfo

« Elle ne se déclare pas comme un écrivain féministe. En revanche, elle dit que la violence faite aux femmes doit être représentée dans les livres. C’était vraiment une des premières à le faire et je pense que par ce prisme-là, on peut relire pas mal de ses livres. »

Les 572 pages de Son Vrai Visage se lisent avec envie. Comme pour nous rappeler, nous lecteurs français, que Karin Slaughter est une valeur sûre du roman policier et qu’elle vend des millions de livres à travers le monde.

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