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L'écrivain Nicolas Giacobone à New-York en 2015. 
L’écrivain Nicolas Giacobone à New-York en 2015.  (BENNETT RAGLIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Le cinéma constitue le sujet de ce roman. Normal, Nicolás Giacobone est connu pour avoir écrit des scénarios de films réalisés par Alejandro González Iñárritu, comme Birdman, pour lequel il a reçu un Oscar, et Biutiful. Avec ce roman, Nicolás Giacobone imagine un grand cinéaste qui séquestre dans sa cave un scénariste pour qu’il lui écrive le scénario du film qui changera l’histoire du cinéma. Il ne sera relâché que lorsqu’il aura produit ce scénario.

On part sur une ligne pseudo-réaliste, on s’en évade, on y revient, c’est drôle, c’est triste

Arnaud Hofmarcher, Sonatine

à Gilbert Chevalier

Huis clos et confrontation perverse entre deux hommes pour un roman qui est une sorte de thriller déjanté, baroque, parfois sérieux, parfois léger. « On se demande jusqu’où la confrontation va aller. C’est vraiment une balade très agréable aux côtés d’un créateur. C’est une confrontation très étonnante, à la fois absurde, drôle et en même temps pleine d’une réflexion sur la création et les rapports entre deux créateurs« , analyse Arnaud Hofmarcher, directeur éditorial chez Sonatine.

Le séquestré est prisonnier depuis cinq ans. Il écrit également dans un carnet secret ce qui lui passe par la tête, ses souvenirs, sa vie d’avant mais aussi son quotidien sinistre de prisonnier dans une cave et d’autres considérations sur la vie, la création, l’écriture ou encore le cinéma. 

Et au final, Nicolás Giacobone, qui sait évidemment de quoi il parle, nous propose une satire brillante du milieu du cinéma et plus largement une réflexion sur ce qu’est la culture aujourd’hui. « Il y a quelque chose de très contemporain car il se demande ce que devient la culture aujourd’hui, ce que les gens veulent et ce qu’on va leur donner. Toutes ces questions sont amenées de manière subtile avec ce côté sud-américain, assez déjanté.« 

Carnets Clandestin est le premier roman de Nicolás Giacobone. Drôle et jubilatoire, il nous rappelle que l’art est un monde peuplé de créatures à l’ego surdimensionné.

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