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Dans la série, l’un des personnages principaux, Céline Frémont, a recours à une mère porteuse pour avoir un enfant. Après la diffusion de l’épisode, des associations ont saisi le CSA, dénonçant « un parti pris très grave ».

Des associations féministes ont saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) contre « Plus belle la vie« . Selon elles, la série phare de France 3 présente une image « favorable » de la gestation pour autrui (GPA). Dans l’épisode 3 847 diffusé le 23 juillet dernier, l’avocate célibataire Céline Frémont raconte avoir eu recours à une mère porteuse rencontrée en Angleterre et à un donneur de sperme anonyme. Son confident, Vincent, lui rappelle que la pratique est illégale en France avant d’en discuter avec une médecin plutôt favorable à la GPA.

Les associations, réunies dans une Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS), regrettent dans un communiqué publié lundi 5 août de ne pas retrouver la « justesse de ton habituelle » des auteurs de la série « mais un parti pris très grave ».

Des sujets de société délicats

Le CIAMS a d’abord protesté dans deux courriers envoyés à la production de la série, fin juillet, contre des « astuces du scénario » et notamment le recours à une femme médecin « pour rendre la pratique socialement acceptable ». Sans réponse de la production, habituée à traiter les sujets de société délicats, les associations ont décidé de saisir le CSA. Une quinzaine de saisines ont été déposées, a confirmé le régulateur. 

Les associations, parmi lesquelles on retrouve L’amicale du nid ou les Chiennes de garde, demandent que la production de la série « rappelle, de façon explicite, l’interdiction de la GPA ». Dans le scénario, il s’avère que le recours à la GPA du personnage de Céline Frémont est une escroquerie. Cela « n’exonère pas la production de la série de sa responsabilité quant à la mise en avant médiatique d’un acte répréhensible », poursuivent les associations dans leur communiqué.

« On ne fait que poser des questions qui animent la société »

Habituée à traiter les sujets de société les plus brûlants, la production de Plus belle la vie a indiqué qu’elle n’avait pris connaissance des courriers que lundi et qu’elle répondrait aux associations. »On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles », a souligné le producteur Sébastien Charbit. « L’histoire va se dérouler sur quatre semaines avec plusieurs points de vue, comme toujours dans PBLV », a-t-il précisé sans vouloir dévoiler la fin.  

« On ne fait jamais de propagande, on ne fait que poser des questions qui animent la société », dans une démarche « pédagogique » et documentée, a revendiqué le producteur. Après l’homosexualité, l’identité transsexuelle ou le handicap, le feuilleton devrait s’attaquer bientôt aux élections municipales, peu de temps avant les élections de mars 2020. 

De nombreux militants anti-PMA, qui préparent une forte mobilisation contre le projet de loi sur la bioéthique examiné à la rentrée, considèrent que cette réforme ouvrira la porte à la GPA.

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