Via    BFMTV

Le cyborg est de retour. Sans émotion. Imperturbable derrière la froideur apparente, Milos Raonic a atomisé Alexander Zverev, quatrième joueur mondial, éparpillé en trois sets secs (6-1, 6-1, 7-6). A l’issue de cette entreprise de démolition, l’Allemand était dans le même état que la raquette qu’il avait mutilée une heure plus tôt: meurtri.

45 coups gagnants (24 fautes directes seulement), mais surtout 80% de premières balles et 15 aces distribués, Raonic a réussi à peu près tout ce qu’il a entrepris. Impeccable au filet pour conclure une belle velléité offensive (33/48, 69%), le Canadien a obtenu vingt balles de break. Mais il n’en a converti que six. La marge de progression est considérable.

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« Il y aura peu d’échanges »

« Cela va être un match très compliqué en quarts, où il y aura peu d’échanges », analysait Lucas Pouille, qui n’a encore jamais battu le Canadien (en trois confrontations), au micro d’Eurosport. C’est vraiment la capacité de retour qui est importante. Il va falloir être bon là-dessus et au service. »

S’il y parvient, à l’instar de ce qu’il a su produire par séquences en huitièmes, Lucas Pouille ne devra pas hésiter à prendre le jeu à son compte. « C’est un joueur qui aime dicter le jeu », indique Amélie Mauresmo de son poulain au micro de RMC Sport. Sous la férule de l’ancienne numéro une mondiale, Lucas Pouille a retrouvé des sensations qu’il n’avait plus connues depuis 2016. Une année bénie pour lui (quarts à Wimbledon et l’US Open).

Raonic a mis les blessures de côté

Pour Raonic aussi. Demi-finaliste à Melbourne il y a trois ans, le bombardier canadien, entraîné par Riccardo Piatti, avait également atteint la finale à Wimbledon et terminé la saison à la troisième place du classement. « Je pense que je suis un meilleur joueur que je ne l’étais à l’époque », pense cependant Milos Raonic.

Débarrassé des soucis physiques et blessures récurrentes (genou, mollet) qui lui ont pollué l’existence, au point de devoir interrompre ses deux dernières saisons, Raonic peut exploiter la plénitude de son potentiel. « Tant que j’ai la liberté de travailler sans contrainte physique, je pense que je peux toujours me donner une chance de l’emporter », a-t-il encore assuré.

Une affaire de détails

Milos Raonic a écarté successivement Nick Kyrgios, Stan Wawrinka et Pierre-Hugues Herbert sur la route des quarts de finale. De sacrées proies. « Raonic a été bon là où on savait qu’il serait bon. Face à lui, ce qui est compliqué, c’est d’être bon sur tous les jeux de service parce que lui sera bon sur tous ses jeux de service », expliquait Santoro, l’entraîneur de P2H, à l’Equipe. Les fameux petits détails.

De ceux que le Français Lucas Pouille va devoir intelligemment négocier dans un contexte particulier, alors qu’il n’a jamais évolué sur la Rod Laver Arena. « Il a déjà réussi des gros matches sur des grands courts », a très justement rétorqué Mauresmo. « Lucas joue très bien ici, ça va être intéressant à regarder », s’est projeté Raonic qui tentera, comme il a réussi à le faire contre Zverev, de le mettre « aussi mal à l’aise que possible ».

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