Via    ladepeche

l’essentiel
Voilà plus de deux mois que Mike Horn et le Norvégien Børge Ousland, traversent à pied l’Océan Arctique. Il y a quelques jours, les deux aventuriers déclaraient être particulièrement fatigués de leur périple. À quelques jours de la fin de leur expédition, les deux baroudeurs ont fait face à une nouvelle déconvenue.

L’aventure de Mike Horn et de son compagnon de route Børge Ousland, dans l’Océan Arctique, va de Charybde et Scylla. Voilà plus de deux mois que les deux aventuriers ont entamé leur traversée de cette « mer de glace », au Pôle Nord. Il y a quelques jours, l’aventurier sud-africain publiait un message inquiétant sur les réseaux sociaux. Un texte qui illustre parfaitement les conditions dantesques dans lesquelles les deux explorateurs effectuent leur traversée : sept à huit heures de marche par jour, dans des conditions météorologiques extrêmes, avec des températures allant de -2°C à -45°C. 

« Au moment où je vous parle, nous sommes à bout de forces, nous avons perdu beaucoup de poids, expliquait Mike Horn le 26 novembre dernier. Nous nous sentons faibles et nous n’avons plus beaucoup de nourriture, nous en avons assez pour nous sortir d’ici mais ce sera très dur. »

Un message publié sur Instagram qui a vite été effacé par le marcheur, pour un texte bien plus positif : « Il est certain que j’ai connu des week-ends plus faciles dans ma vie d’explorateur. Après les obstacles et les difficultés sans fin de la semaine dernière, Børge Ousland et moi-même sommes reconnaissants de commencer la semaine avec un nouvel état d’esprit. Aujourd’hui, malgré nos blessures (comme on peut voir sur la photo), nous nous sentons fatigués, mais inarrêtables. Nous savons que l’arrivée est proche, nous devons maintenant rassembler la force qu’il nous reste pour nous battre et y parvenir », décrivait le Sud-africain.

Voir cette publication sur Instagram

Expedition Update 34: Safe to say that I’ve had easier weekends in my life as an explorer. After last week’s endless obstacles and difficulties, @borgeousland and I are grateful to start the new week with a fresh mindset. Today, despite our sores (as seen on this photo), we are feeling tired but unstoppable…we know the end is near, so now, we must gather up the strength we have left, and fight to get there. What better way to start the week than with a massive storm?! We therefore had no choice but to set camp and wait for the chaos to pass before we can confidently venture outside again. Maybe this is a blessing in disguise in some weird way…our bodies were really in need of some rest after the physical and emotion exhaustion we went through over the weekend. Although we have rarely been in such a bad storm, the bright and uplifting side is this! Finally the wind is in our favour pushing us towards the south, rather than back to the north. This good news certainly gave us an energy boost, and the confidence that maybe we will be able to end this expedition the way we have initially planned. This unexpected turn of events must be due to all the positive vibes you have been sending our way. @AnnikaHorn and @JessicaaHorn have been updating me with your messages of support and I can only admit that this has been giving us the kick of energy we needed. It is a hostile world up here…and the constant unstable conditions have made it quite clear that we are not welcome here. In some twisted way, I ask myself if nature has been taking it out on us because of the manner in which we humans have been treating and respecting our planet…one thing is certain, something is obviously not quite right. With just over one week of food rations left, we are carefully planning each and every next step. We are longing to get home, but there is no giving up…we are here to fight until the very end. Thank you all for your heart-warming support, we will be keeping you closely updated! #NorthPoleCrossing #Pole2Pole #MikeHorn

Une publication partagée par Mike Horn (@mikehornexplorer) le

Et puis le regain. En pleine tempête, les deux baroudeurs se reposent et reprennent des forces. Ces derniers ont levé le camp en fin de semaine dernière, alors qu’il leur restait dix jours de marche. Mike Horn, a alors expliqué qu’ils profitaient tous deux de l’appui du vent pour poursuivre leur périple, dans l’obscurité la plus totale, puisqu’en cette période de l’année, le soleil ne se lève plus sur l’Océan Arctique. Les deux baroudeurs ont cependant pu recharger leur batterie.

Un traîneau qui casse

Mais ce dimanche 2 décembre, Mike Horn et Børge Ousland ont dû faire face à un nouvel obstacle : toujours sur les réseaux sociaux, l’aventurier sud-africain a expliqué que le traîneau de son compagnon norvégien a rendu l’âme : « Après quatre-vingts jours passés sur la glace, quelque chose à laquelle nous n’étions pas préparés est arrivé. Le traîneau de Børge Ousland a craqué… Toute la partie avant est arrachée. J’imagine qu’avec une sollicitation constante, le poids de notre équipement et le froid extrême, cela devait arriver à un moment ou à un autre. Mais pourquoi maintenant alors que c’était la dernière chose dont nous avions besoin ?», déplore l’explorateur de 53 ans.

Voir cette publication sur Instagram

Expedition Update 37: Bad luck knocked us down today…after 80 days on the ice, something happened that we hadn’t prepared for…@BorgeOusland’s sled broke, the entire front part cracked. I guess that after constant tug and pull, the weight of our equipment, the harsh surface it has been pulled over and the extreme cold temperatures, this was bound to happen at some point. But why now, when we least need it? Anyway, it is what it is and now we have to live with it. We have no choice but to come up with a way to fix it if we want to end this expedition once and for all. If we do not manage to repair it, the weight will have to be distributed differently, which means I will have to pull a much heavier load, which would slow me down drastically. As our bodies are already in a fragile state, this is not the optimal option, so we’ve decided to set up camp and start sowing the sled back together. Now we are in a situation where we have to sacrifice walking and resting time in order to spend time fixing. This is a very tedious task that requires precision and effort, and as you can imagine, our focus levels and sowing skills are clearly not at their best right now. Nevertheless we started melting holes through the plastic to leash the cracks back together. The process is long and our fingers are suffering, but nothing can stop two determined men! Once Borge’s sled sewed-up, we should be able to start walking again, but we are going to have to be extra careful to avoid water at all times. The sled won’t be able to float anymore, water would infiltrate through the cracks and bring the whole thing down…and the last thing we need right now is wet sleeping bags. What a disappointment…but these are the surprises you cannot prepare for and these are the challenges that put us to the ultimate test and show us what we are really capable of in times of hardship. 80 days on the ice…it feels like a lifetime spent up here. It’s really time for us to get back home now. Crazy to think that some people go around the world in 80 days and some only cross the Arctic Ocean in 80 days, and it’s not even over yet… #NorthPoleCrossing #Pole2Pole #MikeHorn

Une publication partagée par Mike Horn (@mikehornexplorer) le

D’autant plus important que c’est dans ce traîneau, de quelque cent kilos, que les deux explorateurs tirent affaires et leurs victuailles : « Nous n’avons pas d’autre choix que de le réparer si l’on veut terminer cette expédition une bonne fois pour toutes, affirme Mike Horn. Si l’on parvient à le réparer, on va devoir répartir le poids différemment, ce qui signifie que je devrai tirer une charge beaucoup plus lourde et cela me ralentira considérablement. »

« Ils progressent dans l’obscurité la plus totale, et plus ils approchent des côtes, plus la glace sera fine et en vrac, avec de gros blocs de glace dans tous les sens à franchir avec leurs traîneaux », a expliqué Lars Ebbesen, le porte-parole de l’expédition », déclarait jeudi le porte-parole de l’expédition.

Selon les deux explorateurs, il ne resterait que quelques jours avant d’atteindre le point sud de l’Océan Arctique, où ces derniers seront récupérés.

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laissez un commentaire