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Un cycliste portant un masque FFP2 sur le pont de Bir-Hakeim, 23 mars 2020 à Paris en pleine période de confinement.
Un cycliste portant un masque FFP2 sur le pont de Bir-Hakeim, 23 mars 2020 à Paris en pleine période de confinement. (NATHANAEL CHARBONNIER / ESP – REDA INTERNATIONALE)

Faut-il utiliser les applications de géolocalisation contre le coronavirus (pratique également appelée backtracking) ? Il en existe plusieurs mais celles-ci posent des questions de respect de la vie privée.

En Chine, en Corée, à Taïwan ou encore en Israël des États ou des entreprises privées ont lancé des applications permettant de géolocaliser les porteurs du virus. C’est le cas aussi en France avec l’application CoronApp. Une fois téléchargée cette appli sur votre smartphone, vous êtes invité à déclarer si vous avez été testé positif au coronavirus. Ensuite, l’application suit tous vos déplacements pendant quatorze jours afin d’indiquer aux autres utilisateurs s’ils ont croisé éventuellement des porteurs du virus. L’objectif est d’inciter encore plus à rester confiner chez soi.

Ce genre d’application part d’une bonne intention mais on peut, néanmoins, s’interroger sur l’efficacité. En effet, cette appli ne serait utilisée que par quelques centaines de personnes, ce qui paraît très limité, et elle ne contrôle la position des personnes qu’une seule fois par heure, ce qui semble également très limité. Mais surtout, cela soulève des questions par rapport au respect de la vie privée. Faut-il partager son état de santé et l’historique de ses déplacements avec cette société privée ? Les données sont-elles suffisamment protégées ? Est-on sûr qu’elles ne seront pas utilisées à d’autres fins ? CoronApp affirme que les données sont conservées uniquement pendant 14 jours et qu’après elles sont effacées. Aux États-Unis, Le MIT a développé une application un peu similaire, Private Kit, qui prétend, elle, respecter totalement la vie privée grâce à un chiffrement des données.

Autre forme de géolocalisation, en Europe, les États vont mettre en place une solution moins intrusive mais néanmoins complètement nouvelle. À la demande de la Commission européenne, les opérateurs vont suivre les déplacements des utilisateurs de smartphones, non pas via une application mais grâce à la localisation via les antennes relais (bornage). L’objectif n’est pas de traquer le virus mais de détecter d’éventuels rassemblements en infraction avec le confinement.

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