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À New York, le célèbre pont de Brooklyn va avoir droit à un lifting. La structure, ouverte en 1883 pour relier les arrondissements de Manhattan et de Brooklyn, n’est plus adaptée à la mobilité des New-Yorkais. Depuis l’émergence de l’épidémie de coronavirus, beaucoup d’habitants de la « grosse pomme » privilégient les déplacements à vélo plutôt qu’en métro. Et le pont se retrouve bien souvent bondé. La circulation se fait actuellement sur deux niveaux : l’un pour les cyclistes et piétons, jugé trop exigu, et l’autre pour les automobilistes.

Comme le rapporte le quotidien britannique The Guardian, le conseil municipal de New York a ainsi lancé au début de l’année un concours de design architectural pour adapter la structure aux États-Unis modernes. Les New-Yorkais seront invités à voter la semaine prochaine pour l’un des six projets retenus. L’un d’eux prévoit d’éliminer progressivement des voies réservées aux voitures pour les remplacer par une voie piétonne. Un autre prône la création d’une passerelle en bois, avec des « microforêts » placées à chaque extrémité du pont. Un troisième finaliste souhaite mettre à disposition des cyclistes une partie du niveau actuellement dédié aux automobilistes, et remplacer une des voies routières par un espace à destination des trains. Les projets sont à découvrir sur le site de la société d’architecture Van Halen.

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16 500 piétons par jour

Environ 16 500 piétons ont traversé chaque jour le pont de Brooklyn en 2019 et le nombre de cyclistes a doublé au cours de la dernière décennie, explique The Guardian. Les passages piétons au-dessus des voies de circulation automobile sont particulièrement étroits – les cyclistes doivent bien souvent zigzaguer pour se frayer un chemin entre les touristes. La distanciation physique est également pratiquement impossible à faire respecter. « Pendant trop longtemps, le pont de Brooklyn a été davantage axé sur la circulation automobile que sur les déplacements à pied et à vélo », affirme Regina Myer, présidente du Downtown Brooklyn Partnership. « Ce concours est une occasion unique de repenser cet équilibre, alors que la ville a désespérément besoin d’agrandir son espace public. »

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