Via    francetvinfo

Une fuite d’agent chimique de l’usine de Lavéra au large de Martigues a causé l’apparition d’une nappe acide polluante de plusieurs hectares dans la Méditerranée. L’association souhaite un « renforcement des moyens de contrôle de ces usines anciennes », explique sa porte-parole Charlotte Nithart sur franceinfo. 

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Charlotte Nithart, porte-parole de l’association Robin des Bois, a annoncé vendredi 24 juillet sur franceinfo qu’une plainte allait être déposée après la fuite d’agent chimique au sein de l’usine de Lavéra, dans les Bouches-du-Rhône. Intervenue dans la nuit de mercredi 22 à jeudi 23 juillet, la fuite a causé l’apparition d’une nappe acide polluante de quelques hectares dans la Méditerranée.

Après cet incident ainsi que celui de l’usine Lubrizol de Rouen, en septembre 2019, Charlotte Nithart explique : « ce qu’on veut surtout c’est que les promesses de renforcement des moyens de contrôle de ces usines anciennes arrivent concrètement sur le terrain et que ces usines soient beaucoup mieux surveillées pour éviter ces catastrophes. »

Cette nappe chimique et corrosive est restée près des côtes donc elle a eu le temps d’agir, de créer des brûlures sur les organismes marins.Charlotte Nithartsur franceinfo

La nappe polluante causée par la fuite de l’usine de Lavéra a tendance « à se disperser vers le large », annonce Charlotte Nithart. Mais selon elle, le mal est fait. Elle précise que la zone concernée est protégée, « avec des espèces parfois rares comme des oursins, des coraux, des éponges ».

Robin des Bois demande « un suivi sur le moyen terme pour voir les impacts réels de cette nappe acide puisque les effets ne sont pas forcément immédiats ». L’usine pétrochimique Lavéra était dans les radars de l’association Robin des Bois « depuis longtemps », a dit Charlotte Nithart. « L’atelier où s’est passé la fuite a une quarantaine d’années », a-t-elle souligné.

La porte-parole de l’association Robin des Bois précise que « le site a été l’objet de quatre arrêtés de mise en demeure de la part de l’Etat notamment sur des aspects de sécurité, de non mise à jour des études de danger, de stockage du chlore pas suffisamment sécurisé, de dépassement des limites de rejet dans l’eau ». Charlotte Nithart assure également qu’une visite des services de l’Etat a été faite au mois de juin. « À notre connaissance, l’inspection n’avait pas décelé cette défaillance de stockage des chlorures ferriques donc ça montre que les inspecteurs doivent être plus nombreux et que les inspections plus détaillées ».

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