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Deux jours après avoir été à l’initiative de manifestations contre le pouvoir en place, l’opposant camerounais Maurice Kamto a été arrêté lundi soir à Douala. Arrivé deuxième à la présidentielle d’octobre, il revendique toujours la victoire dans les urnes.

« M. Maurice Kamto a été enlevé [lundi après-midi] par des personnes en armes alors qu’il se trouvait au domicile d’un de nos alliés, M. Albert Dzongang, en compagnie de M. Christian Penda Ekoka, a déclaré Emmanuel Simh, vice-président de son parti le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Ils ont été, aux dernières nouvelles, emmenés à la police judiciaire à Douala. »

Nous avons des raisons sérieuses de nous inquiéter.

Emmanuel Simh, vice-président du MRC

28-01-2019
– Par
Pierre Firtion

Albert Dzongang et Christian Penda Ekoka, un économiste soutien de Maurice Kamto, ont également été arrêtés.

Le leader du MRC, arrivé deuxième à l’élection présidentielle d’octobre, revendique toujours la victoire. Maurice Kamto n’a de cesse de dénoncer un « hold-up » électoral.

Le parti avait appelé ce week-end à des marches contre la réélection de Paul Biya. Samedi, 117 personnes ont été arrêtées lors de ces manifestations non autorisées qui ont eu lieu dans plusieurs villes du Cameroun, dont l’ex-directeur de campagne de Maurice Kamto, Paul-Eric Kingue et le célèbre rappeur pro-Kamto Valsero. Au moins six personnes avaient également été blessées, dont l’avocate Michele Ndoki, première vice-présidente des femmes du parti.

Selon le vice-président du parti, Alain Fogue, trésorier du parti et professeur d’université, a également été arrêté, ce lundi soir à Yaoundé. Il serait accusé de « destruction de biens » et d’« insurrection ».

« Nous sommes très inquiets par la tournure que prennent les événements et par la radicalisation que prend le régime de Yaoundé », souligne le Emmanuel Sinh.

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