Via    francetvinfo

Pour les philosophes c’est inenvisageable de se passer du toucher. Géraldine Mosna-Savoye nous explique que « d’Aristote jusqu’à Descartes tous nous disent que la main perçoit ce que l’oeil ne voit pas. Ils disent même que la main est le prolongement de l’esprit. Mais plus que ça, on en fait l’expérience au quotidien, le toucher ce n’est pas que le prolongement de soi, c’est aussi ce qui permet la vraie relation à l’autre. »

Au sujet des violences qu’entraîne le toucher, elle précise que c’est un paradoxe : « le toucher est ce qui permet la relation à l’autre mais c’est aussi ce qui menace cet autre et ce qui me menace. Ce qui peut mettre en danger l’autre. La question est de savoir si c’est possible de vivre dans un confinement sans toucher. Pour le philosophe écossais David Hume : oui c’est possible. C’est tout le sens qu’il donne à ce que l’on appelle la civilité, la politesse et les bonnes manières », précise la journaliste.

Le JT

Les autres sujets du JT

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laissez un commentaire