Via    francetvinfo

Cette fois, ils n’étaient pas devant 18 500 personnes acquis à leur cause, sur leurs terres. Mais à plus de 11 000 kms de là, à Rosario (Argentine), l’issue a quand même été la même. Un an après leur sacre à Béziers face à l’Angleterre, l’équipe de France des moins de 20 ans a, à nouveau, été sacrée championne du monde. Les Bleuets sont venus à bout d’une coriace équipe d’Australie (23-24). La différence s’est faite au pied, Louis Carbonel ayant fait preuve de plus de réalisme que ses homologues australiens face aux poteaux. Cette génération est bel et bien prometteuse.

Les avants mènent la révolte

Pourtant, ils ont été cueillis à froid. Les Bleuets ne pouvaient imaginer pire entame de finale que d’encaisser un essai au bout de 50 secondes de jeu. Alors que seul un Français avait touché le ballon (qui plus est pour se dégager après le coup d’envoi), Isaac Lucas casse la défense tricolore et perce sur 20 mètres, avant de jouer le deux contre un à merveille pour fixer Matthis Lebel et envoyer Mark Nawaqanitawase à l’essai (5-0, 1e). 

Piqués au vif, les joueurs de Sébastien Piqueronies réagissent immédiatement. Le ballon gratté au sol par Kilian Gerraci termine dans l’en-but grâce à la puissance de Théo Lachaud, après un relais d’Arthur Vincent (5-7, 6e). Mais alors que les Français semblaient avoir mis la main sur le match, les Australiens reprennent les commandes grâce à Lachlan Lonergan (13-10, 23e). Mais l’empoignade tourne finalement en faveur des Bleuets avant la pause : une penal-touche trouvée dans les 22 australiens et un maul parfaitement mené permettent à Alex Burin de finir derrière la ligne, en force (13-15, 34e). Louis Carbonel ajoute trois points et la France renter aux vestiaires avec un courte longueur d’avance (13-18).

L’Australie étouffe les Bleuets…

Un écart que les Wallabies ont vite tenté de combler. Revenus déchaînés pour le deuxième acte, les Australiens étouffent les Bleuets en conservant la main sur le ballon et en les étouffant dans leur camp. Harry Wilson concrétise la domination des siens en inscrivant le deuxième essai australien (47e, 20-18). La main-mise australienne se traduit dans les statistiques : 90% de possession et 75% de domination territoriale lors du premier quart d’heure de la deuxième mi-temps.

… mais laisse huit points en route

Un chassé-croisé entre buteurs va tourner à l’avantage de Louis Carbonel (56e, 66e). Le joueur de Toulon sanctionne les erreurs adverses, quand ses homologues Will Harrisson (54e) et Michael McDonald (66e) manquent la cible. Un total de huit points laissés en route par les pieds australiens qui s’avère fatal. Arthur Vincent a également sauvé la patrie en fin de match, étant plus rapide que Wilson à la course pour éviter certainement l’essai du titre des Wallabies (69e).

Avec ce sacre, les Bleuets rentrent dans l’histoire du rugby : seuls la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre étaient parvenus à conserver leur titre d’une année sur l’autre. De quoi laisser présagé un bel avenir à cette bande qui pourrait représenter le XV de France, dans l’Hexagone, lors de la Coupe du monde 2023.

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