Via  Lapress

«Les administrateurs sont en discussion avec un nouveau commanditaire et sont confiants qu’un nouveau financement sera mis en place pour 2020», a annoncé la Booker Prize Foundation dans un communiqué.

Elle a ajouté que les deux prix, le Man Booker Prize et le Man Booker International, seront remis «comme d’habitude» cette année.

Depuis le début de leur association en 2002, Man Group, société d’investissement britannique cotée à la bourse de Londres au sein de l’indice FTSE 250, a fait don de 25 millions de livres (43,6 millions $ CAN) à la fondation.

«Man Group a été un commanditaire fantastique et très généreux», a déclaré Helena Kennedy, la présidente de la fondation. «Grâce à son soutien, les prix ont prospéré, de sorte qu’aujourd’hui, ils peuvent prétendre être les prix littéraires les plus importants au monde».

Le directeur général de Man Group, Luke Ellis, a annoncé vouloir consacrer ces ressources à une nouvelle campagne en faveur de «la diversité et l’inclusion» au sein du secteur financier, et développer les actions caritatives de la société dans les domaines de l’apprentissage de la lecture et du calcul. «Nous sommes sincèrement honorés d’avoir pris part à quelque chose d’aussi spécial et unique», a-t-il déclaré.

Lancé en 1969, le Man Booker Prize récompense chaque année l’auteur du «meilleur roman écrit en anglais et publié au Royaume-Uni» de 50 000 livres (87 000 $ CAN), et l’assure d’une notoriété internationale immédiate.  

Jusqu’en 2014, ce prix était réservé à des ressortissants des États du Commonwealth, avant de s’ouvrir aux autres pays anglophones.

Parmi les écrivains distingués se trouvent, entre autres, Salman Rushdie, Margaret Atwood, Kazuo Ishiguro, Julian Barnes ou Hilary Mantel. Le Canadien Yann Martel avait remporté le prix pour Life of Pi, en 2002.

Le Man Booker International a lui été créé en 2005. Doté initialement de 60 000 livres (104 000 $ CAN), il récompensait tous les deux ans «la contribution d’un écrivain à la fiction». Il a évolué en 2015 et récompense depuis, à hauteur de 50 000 livres partagées à parts égales entre l’auteur et le traducteur, une fiction traduite en anglais.

Le Sud-coréen Han Kang, l’Israëlien David Grossman ou la Polonaise Olga Tokarczuk figurent parmi les derniers lauréats.

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