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Edinson Cavani célèbre son 200e but sous les couleurs du PSG, le 23 février au Parc des Princes après un match contre Bordeaux.

Edinson Cavani a résumé sa relation si particulière avec le public du Paris Saint-Germain dans un entretien accordé en mai au site officiel du club. « Les supporteurs sont contents de mon travail depuis mon arrivée à Paris. Je pense que c’est un amour qui grandit avec le temps, développe le footballeur. C’est comme toute relation. Quand tu es ami tout de suite, c’est un peu bizarre. La vraie amitié, elle se crée au fil du temps, avec des moments négatifs et positifs. »

Mais dans quelle catégorie ranger le départ de l’attaquant uruguayen de 33 ans ? Arrivé en fin de contrat, fin juin, après un septennat parisien, le meilleur buteur de l’histoire du club avec 200 réalisations sera le grand absent, vendredi 24 juillet, de la finale de Coupe de France contre Saint-Etienne au Stade de France.

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Depuis que Leonardo, directeur sportif du club, a officialisé la nouvelle le 14 juin dans un entretien au Journal du dimanche, les supporteurs parisiens se sont faits à l’idée de ne pas le voir une dernière fois alors que l’équipe a renoué avec les matchs (amicaux) depuis le 11 juillet.

Nombreux sont ceux qui ont le pardon facile et l’excusent de ne pas avoir prolongé exceptionnellement de deux mois son contrat (comme l’a consenti Thiago Silva, dont le PSG va également se séparer) pour voir Lisbonne, son « final 8 » et aider son club à enfin remporter la Ligue des champions. « Oui, la fin est un peu moche, mais les dirigeants et l’entraîneur ne comptaient plus sur lui malgré tout ce qu’il a donné au club », plaide Nicolas, abonné en tribune Auteuil.

Le « Cavani Ultras Paris »

Pas touche à l’idole ! Le 18 décembre 2019, lors d’un huitième de finale de Coupe de France au Mans (1-4), Mauro Icardi entre en jeu quand il entend les ultras parisiens chanter l’hymne du « Matador » sur un refrain inspiré par le groupe Images et ses « démons de minuit ».

Arrivé de l’Inter Milan, l’Argentin a beau enchaîner les buts à l’époque, il incarne malgré lui cet horizon qu’une grande partie des supporteurs se refusent à imaginer : l’après-Cavani. Certaines voix dénoncent alors cet amour excessif du principal groupe de supporteurs, le Collectif Ultras Paris, un CUP brocardé en « Cavani Ultras Paris ».

Edinson Cavani exprime toute sa joie après son but contre Nîmes, le 11 août 2019 au Parc des Princes

Abonné à Auteuil, Jérôme valide ce surnom. « Dans le fond, c’est l’amour inconditionnel du CUP pour Cavani qui m’énerve davantage que le joueur en lui-même », souffle celui dont le cœur bat pour Neymar. Un choix presque iconoclaste tant Cavani devance le Brésilien dans le cœur des habitués(e)s du Parc, comme il supplantait aussi Zlatan Ibrahimovic lors de leur cohabitation de trois saisons ((2013-2016).

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