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Le drapeau européen et l'hémicycle du Parlement européen représentés en logo. Image d'illustration.
Le drapeau européen et l’hémicycle du Parlement européen représentés en logo. Image d’illustration. (HAUKE-CHRISTIAN DITTRICH / DPA)

Neuf dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, voudraient créer des « coronabonds ». Un produit financier commun à tous les pays européens pour faire face au coronavirusEn termes français, ce mot anglo-saxon « bonds » veut dire « obligation ». Une obligation, c’est l’équivalent de l’action en Bourse. À la Bourse, une entreprise émet des actions qui sont achetées par des investisseurs. Les obligations c’est de la dette émise par des États. Mais dans le cas des « coronabonds » (ou covid-bonds), il s’agirait de mutualiser les dettes des 19 pays de la zone euro pour une réponse commune au financement de la crise.

C’est un instrument de dette commun pour lever des fonds sur les marchés. Ce produit financier pourrait être constitué de fonds communs provenant de la Banque Européenne d’Investissement. C’est un peu le principe de « l’union fait la force » : en période de crise, on se serre les coudes, on joue la solidarité. Tous les pays européens ne sont pas d’accord. Le désaccord entre différents pays de la zone euro est le principal obstacle. La mutualisation des dettes en Europe est réclamée depuis longtemps par les pays particulièrement endettés du sud de l’Europe (Italie), mais elle est rejetée par les pays du nord, jugé plus vertueux en matière de gestion des comptes publics. En clair, les pays (comme l’Allemagne) qui estiment bien gérer leur budget ne veulent pas payer pour les plus mauvais élèves.

Si ces « coronabonds » voyaient le jour, cela serait une petite révolution en Europe. En réalité, ce genre de produit financier mutualisé existe déjà plus ou moins. Cette fois, il s’agirait de les officialiser au grand jour, de jouer cartes sur table, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais la crise économique causée par l’épidémie de Covid-19 pousse les pays les plus réticents à mettre de l’eau dans leur vin. C’est le principe de la solidarité européenne qui est ici posé. Le sujet doit être évoqué, jeudi 26 mars, par les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis en visioconférence.

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