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Une femme sénior à son bureau. Photo d'illustration.
Une femme sénior à son bureau. Photo d’illustration. (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

La création d’entreprise n’est pas réservée aux jeunes. L’Adie, une association qui aide les créateurs d’entreprise en leur prêtant de l’argent et en les accompagnant, insiste au contraire sur les atouts qu’ont les seniors quand ils choisissent cette voie. Selon l’Adie, 63% des seniors ne se sentent pas trop vieux pour se lancer dans de nouvelles expériences professionnelles telles que l’entrepreneuriat. 84% se sentent au contraire matures et pleins de compétences et d’expériences. 78% des seniors pensent qu’ils peuvent vivre une seconde vie professionnelle. Les femmes, en particulier, estiment que cet âge de la vie est particulièrement propice à la création d’entreprise, notamment parce que les enfants sont élevés et demandent moins de temps et d’attention.

Un nouveau mot désigne ces seniors qui s’épanouissent sur le tard. Ce nouveau concept, il nous vient d’Outre-Manche et il s’agit des « late bloomers ». Littérallement, ceux qui fleurissent sur le tard. Des « personnes à éclosion tardive » ! L’idée a fait l’objet d’un livre, Il n’est jamais trop tard pour éclore, signé par Catherine Taret et paru chez Flammarion. Elle y décrit ces gens qui trouvent l’amour à 50 ans, se mettent au sport à 60 et écrivent leur premier roman à 70. Ils mûrissent pendant très longtemps des idées et ne se lancent qu’au moment où ils se sentent prêts. Et pour eux, c’est ça, le bon moment. « Late bloomer », un concept en tout cas plus positif que senior, connoté retraite et fin de vie professionnelle.

Cette association, l’Adie, a interrogé les seniors entrepreneurs pour connaître leurs motivations. C’est par exemple Foued, au Havre. Ancien responsable en sécurité, hygiène et environnement, il est devenu jardinier à 54 ans. « Senior, ça veut dire qu’on arrive à la fin de sa vie professionnelle, dit Foued, alors que moi je grimpe aux arbres et que je vais créer de l’emploi ». Loin de l’idée de ralentir, il travaille six jours par semaine et il va embaucher un jardinier pour l’aider. Problème, son âge a été un obstacle pour emprunter de l’argent. Sans l’aide de l’association, il n’aurait pas pu se lancer.

Les seniors entrepreneurs, c’est aussi Dorothée, qui en a eu marre, à 54 ans, de faire des kilomètres pour un boulot de gestion qu’elle n’aimait pas. Alors elle a ouvert chez elle un hôtel pour chats dans la Meurthe-et-Moselle. Ça marche tellement bien qu’elle s’étend pour accueillir cinq pensionnaires de plus. Elle refuse du monde. Ce qu’elle voulait, à la cinquantaine, c’était se créer un travail sur mesure. Pari gagné.

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