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Les partis de gauche lancent la rentrée : après EELV et LFI à Toulouse, le PS retrouve La Rochelle ce week-end et le PCF sera à Aix. Mais la gauche reste dispersée.

La rentrée 2019 des partis politiques a démarré ce jeudi avec les universités d’été des Verts et des Insoumis à Toulouse. Europe Ecologie Les Verts a ouvert ses 34es Journées d’été à l’université Jean-Jaurès ; les 3es «AMFiS» de la France insoumise se sont eux lancés au centre de Congrès Pierre-Baudis. Mais ce week-end sera aussi le rendez-vous de deux autres formations : le Partis socialiste à La Rochelle et le PCF aux mêmes dates à Aix-en-Provence.

Pour les socialistes, c’est, évidemment, un retour aux sources. Dans la cité longtemps dirigée par le radical Michel Crépeau, le PS avait l’habitude chaque année de lancer la rentrée politique française. Sous le soleil et devant les caméras s’affrontaient non seulement les idées, les lignes et les courants, mais aussi les ambitions et les ego des barons. Quatre ans après sa dernière université rochelaise, le PS, laminé par la présidentielle et qui a évité in extremis le crash aux européennes, la jouera volontairement modeste avec son «CamPuS 19.» Place aux militants et aux sympathisants pour remettre debout un parti encore convalescent, sur lequel plane toujours l’ombre de François Hollande.

À 813 kilomètres de là, le PCF va aussi cogiter à l’université d’Aix et se préparer autant aux municipales – comme tout le monde – qu’aux «mauvais coups du pouvoir.» Le PRG, quant à lui, inaugurera son nouveau siège mercredi 28 août à Paris, avant de s’atteler à l’organisation d’une convention le 21 septembre.

Idées en partage

En une semaine, ce sont donc tous les partis de gauche qui auront fait leur rentrée… en ordre très dispersé, avec quelques invitations croisées pour maintenir le lien. Un lien ténu qu’il va pourtant bien falloir reconstruire. Car s’il existe toujours un espace politique pour la gauche, la perspective d’un retour aux affaires ne peut passer que par des alliances, des compromis, des consensus. Il est fort peu probable de voir advenir une nouvelle gauche plurielle comme celle de 1997. Les temps ont changé, et ne sont plus aux jeux d’appareils ou à l’hégémonie de l’un sur les autres. Mais il y a un certain nombre de valeurs de gauche sur lesquelles toutes ces formations pourraient se retrouver : les politiques sociales, le rôle de l’Etat, les libertés publiques, les réformes sociétales, l’Europe sociale, l’écologie, la laïcité. Ces idées progressistes en partage sont, à l’examen, plus nombreuses que les querelles rhétoriques et en tout cas pas plus insurmontables que ne l’étaient dans les années 70 les différences entre le PC et le PS. Alors que nombre de sympathisants de gauche espèrent des convergences, il manque finalement à la gauche un Mitterrand capable de dessiner un avenir commun…

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