Via    francetvinfo

Dans les conflits, comme entre les démocrates de Hong Kong et la Chine, il faut arrêter « la logique de l’escalade ». Dans son dernier livre, La bienveillance est une arme absolue, Didier van Cauwelaert évoque « les rêveurs d’élite envoyés par l’ONU dans les années 80 en plein conflit entre Israël et le Liban ». Ces personnes « priaient pour se réjouir que la paix soit déjà revenue. Ils arrivent avec une autre information mentale et partout la guerre s’arrête« , assure-t-il. Il a suffi « de 1% de la population concernée et l’expérience n’a jamais été rééditée à ma connaissance« , regrette l’écrivain primé par le Goncourt pour Un aller simple.

« La bienveillance évite l’affrontement stérile »

La bienveillance est souvent traitée comme quelque chose de désuet, naïf, gentillet. « C’est confondre la bienveillance avec la gentillesse ou la politesse. Étymologiquement la bienveillance, c’est vouloir du bien. Vouloir du bien à ses amis, ce n’est pas sorcier. Vouloir du bien à son adversaire, c’est avoir envie qu’il prenne conscience que ce qu’il fait ne va pas régler le problème ou le rendre heureux. Il ne suffit pas de gagner pour que les problèmes disparaissent », explique-t-il.

« La bienveillance est à la fois une armure et une arme qui désarme l’adversaire. Quand vous ne rentrez pas dans une logique de riposte, vous cassez cet élan. C’est aussi une stratégie destinée à aller plus loin que l’affrontement stérile », insiste l’auteur à succès. Didier van Cauwelaert dévoile, dans son ouvrage paru le 6 novembre, des personnalités apparemment cyniques qui sont en fait bienveillantes : « Guy Bedos, Guy Carlier ou Michel Legrand ».

Le JT

Les autres sujets du JT

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laissez un commentaire