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L’ONG Foodwatch pointe du doigt la présence de dérivés d’insectes dans des glaces industrielles.

« Il n’y a rien d’illégal » dans le fait d’utiliser des insectes dans la fabrication des glaces, mais cette pratique « n’est pas légitime », a dénoncé sur franceinfo mercredi 14 août Camille Dorioz, responsable de campagne au sein de l’ONG Foodwatch, qui a révélé mardi que les industriels utilisent des cochenilles au sein de leurs produits. L’association pointe du doigt notamment le « Pirulo Happy » et les cornets « Extrême » de Nestlé. « Il est très compliqué pour les consommateurs de nager dans cette jungle des étiquetages », a expliqué Camille Dorioz.

franceinfo : Quels sont les insectes retrouvés dans les deux glaces ?

Camille Dorioz : Il s’agit de cochenilles, des petits insectes qu’on retrouve sur les plantes. Les industriels les transforment. Certaines cochenilles sont utilisées pour produire du shellac, une gomme-laque qui donne un aspect assez brillant et d’autres sont utilisées pour faire un pigment rouge, situé au sommet du « Pirulo Happy » de Nestlé, afin d’attirer les enfants. En plus d’être d’origine animale, ce colorant est très fortement déconseillé à la consommation de la part de l’autorité sanitaire européenne, parce qu’il a un potentiel allergène très fort.

Comment avez-vous découvert la présence des cochenilles dans ces produits ?

Cela figure sur l’emballage. Il n’y a rien d’illégal dans cette pratique, mais ce n’est pas parce que c’est légal que c’est légitime. Ce qui n’est pas légitime, selon nous, c’est qu’il est très difficile pour le consommateur de savoir qu’il y a des produits d’origine animale à l’intérieur de ces glaces. On induit en erreur le consommateur en mettant en avant des techniques de marketing. Par exemple, sur le paquet du « Pirulo Happy », on voit deux enfants qui sourient, et il est écrit « Qualité pour les enfants ».

Que réclamez-vous ?

Une des demandes que l’on a, c’est d’apposer un petit astérisque qui mentionne « origine animale », comme les industriels le font parfois très bien pour des produits d’origine végétale. On a besoin de plus de transparence sur les produits et leurs étiquetages. C’est très compliqué pour les consommateurs de nager dans cette jungle des étiquetages. Il faut toujours être très concentré. C’est pour cela qu’on appelle les consommateurs à s’associer avec nous pour faire pression sur les industriels, les obliger à être les plus transparents possible et arrêter ces pratiques qui essaient d’induire en erreur les consommateurs.

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