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Ali Khamenei lors d'une allocution télévisée le 22 mai 2020.
Ali Khamenei lors d’une allocution télévisée le 22 mai 2020. (- / KHAMENEI.IR)

C’est désormais une arme courante dans la région. Une arme électronique qui traverse tout le Moyen-Orient et qui oppose les deux puissances ennemies, Israël et l’Iran. Jeudi matin plus de 1 000 sites israéliens n’avaient pour page d’accueil qu’ un texte en hébreu et en anglais disant ceci : « Le compte à rebours pour la destruction d’Israël a commencé il y a déjà bien longtemps. » Un lien menait à une vidéo de Tel Aviv bombardée, et ce message : « Soyez prêts pour une grosse surprise ».   

Les autorités israéliennes ont rapidement expliqué qu’aucun site important du pays n’avait été touché, et dénoncé une attaque, sans nommer directement l’Iran. Mais cette attaque est intervenue à un moment bien précis : le Jour de Jérusalem, où l’on célèbre en Israël la prise de la partie orientale de Jérusalem lors de la guerre des 6 jours en 67, et qui est aussi un jour important en Iran où le régime rappelle son engagement à défendre les Palestiniens et à détruire Israël.

Les dirigeants des deux pays s’étaient déjà affrontés sur Twitter

Mercredi, le guide suprême du pays écrivait sur le réseau : « Nous allons soutenir et prêter assistance à toute nation ou tout groupe qui s’oppose et combat le régime sioniste ». Une diatribe régulière pour Ali Khamenei lors de ses discours enflammés contre l’ennemi, mais désormais plus fréquente sur les réseaux sociaux. Dans la nuit, le Premier ministre israélien lui a répondu : « Il devrait savoir que tout régime qui menace Israël d’extermination fera face au même danger ».  

Derrière ces mots, il y a une vraie guerre, qui engage des soldats, des services spéciaux, et qui n’attend ni les jours de commémorations ni les les invectives de dirigeants.  

La guerre électronique est devenue  fréquente et fait des dégâts

Personne, et c’est habituel entre Israël et l’Iran, ne revendique ni ne condamne directement. Mais le fait est que les attaques électroniques sont désormais fréquentes. Le Washington Post a raconté cette semaine une cyberattaque isrélienne contre un port iranien du détroit d’Ormuz, la voie de passage stratégique du pétrole. Qui aurait été la vengeance contre une attaque de Téhéran contre des systèmes hydrauliques en Israël, un peu plus tôt.

A Tel Aviv, on considère désormais que la guerre électronique contre Téhéran doit devenir une priorité nationale. Mais celle-ci ne se déroule pas sur Twitter.

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