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25 février 2021. Vous vous êtes finalement laissé tenter par le Pixel Péta, la nouvelle version du smartphone fabriqué par Google. Son appareil photo qui applique un filtre automatiquement sur chaque cliché et son système de reconnaissance faciale qui promet de ne pas stocker votre tête en mémoire pendant plus de 120 ans ont fini par vous convaincre.

Après trois clics et un virement en ligne, votre futur téléphone est prêt à être expédié. Un logo vert épuré vous indique alors que le joujou arrivera dans trois mois, le temps de l’acheminer de façon « écoresponsable » depuis son usine de production.

Le transport maritime plutôt qu’aérien

De la fiction ? Oui, mais pas entièrement. D’ici à 2020, toutes les émissions de CO2 dues à l’expédition d’appareils fabriqués par Google (téléphones, tablettes, enceintes connectées, caméras de surveillance et autres gadgets) seront compensées, a annoncé la firme mardi 6 août.

Entre 2017 et 2018, ces émissions ont déjà diminué de 40 % en privilégiant le fret maritime aux avions. Pour la suite, le géant du numérique envisage d’acheter des crédits carbone ou d’investir dans le renouvelable, a détaillé Anna Meegan, responsable développement durable chez Google, dans un communiqué.

Françoise Berthoud : « La plupart des gens ne font aucun lien entre numérique et environnement »

Autre geste en faveur de la planète, ses produits devront inclure « le maximum de matériaux recyclés possible » dès 2022. D’après les rapports fournis par la société, les enceintes connectées du type Google Home peuvent contenir jusqu’à 42 % de plastique recyclé pour la coque extérieure. Mais les smartphones et tablettes n’ont rien de réutilisé ni même de réutilisable.

La consommation électrique du Costa Rica

Ces annonces sont une étape supplémentaire dans la stratégie environnementale de Google, qui compense déjà totalement la consommation électrique de ses « data center ». Car au-delà des appareils, le cœur d’activité et la principale source de pollution du géant américain reste les services. Pour regarder une vidéo sur Youtube, consulter une carte sur Maps, envoyer un courriel avec Gmail et bien d’autres actions du quotidien, les utilisateurs font appel aux fermes de données du groupe, qui stockent informations et contenus.

Jeu vidéo en streaming, quel impact sur l’environnement ?

Or, alimenter les milliers de serveurs d’une ferme numérique et s’assurer de leur refroidissement (1) nécessitent des besoins énergétiques colossaux. En 2017, Google a englouti plus de 8 térawatt-heure (TWh), soit à peine moins que la consommation électrique annuelle d’un pays comme le Costa Rica (9 TWh). Sans compter la consommation d’eau, utilisée principalement pour refroidir les infrastructures.

Un mix énergétique lié au pays, pas à Google

Au total, la firme a dégagé 3 294 905 tonnes équivalent CO2 selon son bilan 2018. À titre de comparaison, l’empreinte carbone d’un Français est d’un peu moins de 12 tonnes. « Pour chaque unité d’énergie consommée, nous avons acheté une unité équivalente issue d’énergies renouvelables et nous avons investi 2,5 milliards de dollars (2,24 milliards d’euros, NDLR) dans un projet renouvelable », se défend Google.

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