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Du classique au décalé, en passant par le poétique, voici sept polars à glisser dans sa valise. 

Le polar arrive en quatrième position dans les lectures préférées des Français, derrière les livres pratiques, la BD et les livres d’histoire. Un genre très varié, où chacun peut trouver son compte. 

1« J’irai tuer pour vous », d’Henri Loevenbruck

Couverture
Couverture « J’irai tuer pour vous », Henri Loewenbruck (Flammarion, 2019)

Au milieu des années 1980, les services secrets français repèrent en Amérique latine un vigile français aux qualités hors normes. Ils vont le recruter pour des missions clandestines, du Liban, où le journaliste Jean-Paul Kauffman a été enlevé, à l’Allemagne et l’Autriche, sur la piste de terroristes ayant opéré en France. Palpitant et, selon l’auteur, inspiré d’une histoire vraie.

(Flammarion, 640 pages)

2« En attendant le jour », de Michael Connelly

Couverture de "En attendant le jour", Michael Connelly
Couverture de « En attendant le jour », Michael Connelly (Calmann Levy Noir)

Une prostituée transsexuelle battue à mort, une vieille dame cambriolée, une fusillade dans un night-club de la ville (Los Angeles)… L’inspecteur Renée Ballard n’a guère le temps de surfer (sa passion) avec tout ce qui lui tombe sur les bras cette nuit-là. Le roi du polar américain (plus de 30 romans vendus à 65 millions d’exemplaires dans le monde) inaugure avec ce roman une nouvelle série dans laquelle pour la première fois il donne le premier rôle à une femme. Cette jeune inspectrice au caractère bien trempé est née dans l’imagination de Michael Connelly avant l’affaire Weinstein. Elle soulève pourtant des questions largement mises à jour demuis le lancement du mouvement #Metoo. 

(Calmman-Levy – 417 pages)

3« Un silence brutal », de Ron Rash

Couverture de "Un silence brutal", Ron Rash
Couverture de « Un silence brutal », Ron Rash (Gallimard – Collection La Noire)

Les, le drôle de shérif d’un comté de Caroline du Nord, région des Appalaches, espère finir calmement sa carrière, à trois semaines de la retraite. Une pollution dans le torrent de Tucker, propriétaire d’un relais de pêche pour touristes, va légèrement compromettre sa tranquillité de pré-retraité. Un polar décalé signé par un grand auteur américain, qui place au centre de son œuvre la nature sauvage. 

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez, (Gallimard, La noire – 272 pages)

4« Les chemins de la haine », d’Eva Dolan

Couverture de "Les chemins de la haine" Eva Dolan
Couverture de « Les chemins de la haine » Eva Dolan (Liana Levi)

Dans un coin d’Angleterre sinistré, un travailleur immigré estonien est découvert brûlé vif dans un abri de jardin. Qui a commis le crime, dans ce bout de Royaume-Uni dévasté où il est si facile d’attiser les haines ? Une peinture à l’acide de communautés poussées à bout, mais aussi une intrigue à l’issue inattendue.

(Liana Levi / Points seuil – 528 pages)

5« La dernière chasse », de Jean-Christophe Grangé

Couverture, "La dernière chasse", Jean-Christophe Grangé
Couverture, « La dernière chasse », Jean-Christophe Grangé (Albin Michel, 2019)

Dans ce dernier roman, Jean-Christophe Grangé redonne vie à l’inspecteur Niémans, laissé pour mort à la fin des Rivières pourpres (Albin Michel, 1998). Le vieux flic, accompagné d’une jeune co-équipière aussi fracassée que lui se retrouve plongé dans une délicate enquête entre l’Alsace et le Bade-Wurtemberg, où rôdent les spectres tout droit sortis de la Seconde Guerre mondiale. On retrouve avec cette glaçante enquête la veine des premiers romans noirs de Jean-Christophe Grangé.

(Albin Michel – 416 pages) 

6« Au nom du père », d’Eric Maravélia

Couverture de "Au nom du père", Eric Maravélias
Couverture de « Au nom du père », Eric Maravélias (Série Noire, Gallimard)

Paris, 2023. Trois mafieux, Dante, Falcone et Alkan, font prospérer sans pitié leur business et se partagent par secteurs le marché de la drogue, tenant sous leur coupe de jeunes dealers prêts à tout pour sortir de leur misère. Jusqu’à l’affrontement final… On ne saurait que recommander ce polar rapide qui prolonge les lignes anxiogènes du présent, jusqu’à un futur proche crépusculaire

(Série Noire – Gallimard – 390 pages)

7« Bacchantes », Céline Minard

Couverture de "Bacchantes", de Céline Minard
Couverture de « Bacchantes », de Céline Minard (Rivages, janvier 2019)

Plus un livre de braquage que polar, ce dernier roman de l’auteure de Faillir être flingué s’empare du genre avec fantaisie, embarquant le lecteur dans un improbable cambriolage dans une cave à vins hongkongaise bourrée de vins rares hors de prix, à quelques heures de l’arrivée d’une tornade sur la ville. Un roman court, efficace et drôle servi par une écriture tranchante. 

(Rivages – 106 pages)

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