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Après les héros du Tour de France, place aux anonymes de la Transcontinental Race. Ce sont 264 cyclistes, tous amateurs, qui participent à cette course qui relie cette année la ville de Burgas (en Bulgarie) à Brest. Partis le 27 juillet, les premiers coureurs arrivent à Brest à partir du mardi 6 août.

Fiona Kolbinger, dossard 66, est arrivée la première. Cette cycliste allemande de 24 ans, étudiante en médecine, a franchi la ligne d’arrivée mardi matin.

Une première pour une femme dans l’histoire du cyclisme d’« ultradistance ». Fiona Kolbinger a roulé près de 17 heures par jour. Elle est suivie par l’Anglais Ben Davis et le Néerlandais Job Hendrickx. En quatrième position, le Français David Schuster. Tous sont à bonne distance du peloton.

Aucune assistance

Cette course de près de 4 000 kilomètres se distingue par une autonomie totale des concurrents. Pas de soigneurs ni d’assistance technique, chacun doit gérer son temps tout au long du parcours, entre réparations du vélo, ravitaillement et repos.

Ainsi, certains cyclistes choisissent un minimum de confort, alors que d’autres font leurs achats quotidiens dans des supérettes – les vélos sont équipés de petites sacoches – et dorment juste quelques heures dans des fossés ou sous des abribus. Le temps de sommeil est essentiel pour le classement. Le vainqueur de l’épreuve en 2015, Josh Ibbett, déclarait avoir dormi trois heures par jour.

Un tracé non imposé

Autre particularité de cette course : il n’y a pas d’itinéraire officiel. Chacun avant le départ trace sa propre route. Seule obligation, respecter quatre points de passage, les fameux « Control Points » : Bouzloudja (Bulgarie), Besna Kobila (Serbie), Passo Gardena-les Alpes de l’Ötztal (Italie) et l’Alpe d’Huez (France) pour l’édition 2019.

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Chaque concurrent est muni d’un traceur GPS qui indique sa position géographique afin que les organisateurs puissent le suivre et valider son parcours. Une inactivité de plus de deux jours sur le « tracker » sans contact avec les responsables de la Transcontinentale équivaut à un abandon. La Transcontinentale est une course non-stop, il n’y a pas d’étapes et le chronomètre n’est jamais arrêté. Le premier arrivé a gagné.

L’Europe dans tous les sens

Le parcours de la transcontinentale, surnommée le Vendée Globe cycliste, varie chaque année. En 2013 et 2014, l’épreuve est partie de Londres pour rejoindre Istanbul ; de 2015 à 2018, le départ s’est fait depuis Grammont (Belgique) avec une arrivée à Istanbul en 2015 ; à Çanakkale (Turquie) en 2016 puis aux Météores (Grèce) en 2017 et 2018.

La Britannique Ede Harisson a été la féminine la plus rapide de l’édition 2018. Elle a terminé l’épreuve en 13 jours, 19 heures et 32 minutes.

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