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C’est à la scie souvent que les braconniers enlèvent les cornes de rhinocéros ou les abattent carrément

Ils sont 9 dont l’épouse d’un des trafiquants chinois, reconnus coupables de divers trafics au Malawi qui ont été condamnés par la justice de ce pays.

Selon le département malawite de la faune sauvage, ces braconniers, opéraient depuis au moins une décennie sur leur territoire.

Sept ressortissants chinois et deux complices africains reconnus coupables de trafic de défenses d’éléphants, de cornes de rhinocéros et d’écailles de pangolins ont été condamnés lundi à des peines de prison allant de 18 mois à onze ans.

Les neuf condamnés, membres d’une organisation criminelle impliquée dans le trafic d’espèces protégées, avaient été arrêtés en 2019 à la suite d’une action coordonnée de la police et du département de la faune sauvage, rattaché au ministère malawite des Ressources naturelles.

Le cerveau de la bande, avait été arrêté l’année dernière à la suite d’une traque qui a duré trois mois.

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Lundi, le tribunal de Lilongwe l’a condamné à onze ans de prison pour possession illégale d’une corne de rhinocéros et d’une arme.

Son épouse, d’origine chinoise a également écopé de la même peine.

Deux autres de ses compatriotes ont été condamnés à sept ans de prison chacun pour possession illégale de cornes de rhinocéros et trois autres à six ans, pour possession illégale d’écailles de pangolin et d’ivoire travaillé.

Les deux ressortissants du Malawi, leurs complices, eux, ont écopé chacun d’une peine de prison de 18 mois de prison pour possession illégale d’ivoire gravé et de dents d’hippopotames.

Le directeur du département de la faune sauvage, Brighton Kumchedwa, a estimé que les condamnations prononcées lundi représentent une victoire pour le Malawi qui ne sera plus considéré comme un terrain de jeu pour des criminels de ce genre.

L’ivoire et la kératine, qui constituent les cornes de rhinocéros, sont très prisés dans la médecine asiatique pour leurs vertus prétendument curatives.

Leur trafic engendre chaque année la mort de plus de 40.000 pachydermes, pour l’essentiel tués sur le continent africain.

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