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Le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale s’est inquiété, jeudi, de « ces méthodes qui abîment la démocratie », alors que plusieurs permanences de députés de la majorité ont été dégradées.

« J’appelle les responsables des organisations agricoles à désavouer les actes que je considère comme étant ceux d’une petite minorité activiste qui doit être condamnée », a déclaré jeudi 1er août sur franceinfo le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, alors qu’une quinzaine de permanences de députés de la majorité ont été dégradées ces derniers jours, la plupart du temps pour protester contre leur vote en faveur du traité Ceta.

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« Ce que je trouve extrêmement préoccupant, c’est que non seulement ces personnes se livrent à ces dégradations, à ces exactions, mais que personne ne songe à les désavouer », a déploré Gilles Le Gendre.

Je pense notamment à la toute petite minorité d’agriculteurs qui se livrent à ces actes inacceptables et qui ne reçoivent aucune condamnation publique des responsables des organisations agricoles dont ils se réclamentGilles Le Gendreà franceinfo

Il aimerait aussi un soutien public des autres partis politiques après ces dégradations. « Nous recevons un certain nombre de messages, y compris de représentants de partis de l’opposition. Ce sont des messages privés et s’ils devenaient publics ce serait encore meilleur », a-t-il ajouté.

Le patron des députés de la majorité s’est également dit « choqué » : « Nous devons mettre fin à ces méthodes qui abiment la démocratie. Non pas qu’on puisse s’opposer à la politique du gouvernement, aux députés de la majorité, au Ceta ou que sais-je encore, ça c’est un droit démocratique qu’il faut respecter. »

Nous ne faisons pas d’amalgame, nous ne faisons pas de généralisation mais nous sommes évidemment extrêmement choqués.Gilles Le Gendreà franceinfo

Le président des députés de la majorité à l’Assemblée a rappelé que le Ceta a été « légitimement et légalement ratifié ». Selon lui, « ce n’est pas comme ça que doit s’organiser le débat démocratique dans notre pays. Ils ont le droit de contester le Ceta, ce n’est pas ça le sujet aujourd’hui. Le vrai sujet, c’est qu’ils utilisent des méthodes qui sont totalement illégales, anormales dans un monde démocratique. »

Gilles Le Gendre dit « vouloir continuer de dialoguer avec des Français » et « ne pas vouloir mettre de l’huile sur le feu ». « Nous avons vécu la crise des « gilets jaunes », et nous avons constamment tenu à la fois nos permanences mais aussi le dialogue avec les Français. »

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