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L’augmentation de la déforestation en Amazonie brésilienne « est liée à l’action politique du président d’extrême droite Jair Bolsonaro » assure Greenpeace.

En janvier 2020, Jair Bolsonaro fêtera sa première année à la tête du Brésil. Depuis que le dirigeant nationaliste est arrivé au pouvoir, la déforestation en Amazonie a bondi de 30% par rapport à 2018. Un niveau jamais atteint depuis 2008. Sur franceinfo, Cécile Leubas, chargée de campagne Forêts chez Greenpeace France, pointe la responsabilité directe de Jair Bolsonaro et s’inquiète de l’impact pour la biodiversité. « Si on continue à ce rythme-là, l’Amazonie va se transformer en savane ».

franceinfo : Cette augmentation, c’est un effet direct de l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro ?

Cécile Leubas : Très clairement. Cette augmentation de la déforestation en Amazonie brésilienne est liée à l’action politique du président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Il est arrivé en janvier de cette année et les chiffres qui viennent de tomber sont les plus hauts depuis l’année 2008. On parle quasiment de 10 000 km2 déforestés en une année. Cela représente presque 93 fois la superficie de Paris. Donc c’est une déforestation colossale, due à l’action politique du président Jair Bolsonaro et aussi à tout son discours anti-environnement et pro agri-business.

Qu’est-ce qu’on fait de toutes ces surfaces déboisées ?

Les moteurs de la déforestation en Amazonie brésilienne sont connus. C’est très clairement l’agro-industrie, avec le développement de pâturage pour les boeufs et le développement de soja pour nourrir les animaux d’élevage, notamment en Europe. Il y a également la canne à sucre et le maïs qui sont aussi des moteurs de la déforestation. Très clairement, c’est l’agro-industrie le moteur de la déforestation en Amazonie brésilienne.

Quel est l’impact de cette déforestation sur l’éco-système, la biodiversité ?

L’impact de la déforestation est majeur. Majeur pour le climat, majeur pour la biodiversité et majeur pour les peuples autochtone et les communautés locales qui dépendent des forêts. Si on veut rester dans un monde d’1,5 degré, il faut protéger absolument les forêts, qui sont des stocks et des stocks énormes de carbone. Si on continue à ce rythme-là, l’Amazonie va se tranformer en savane. C’est ce qu’on appelle le point de non-retour.

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