Via    France Tv info

« Beaucoup de jeunes se sentent assignés à résidence. A l’heure de choisir leurs études et leur métier, ils ne vont pas forcément se sentir libres de bouger parce que c’est cher, c’est loin et que ça peut leur faire peur quand, autour d’eux, on ne l’a pas fait », explique Salomé Berlioux, présidente de l’association Chemins d’avenirs.

« Dans la France périphérique, c’est-à-dire les zones rurales et les villes petites et moyennes, il y a des millions de jeunes qui cumulent des obstacles », ajoute-t-elle dans le Soir 3 de mercredi 16 janvier.

Concrètement, Charlotte, dont elle parle dans son livre Les Invisibles de la République, « pourrait faire médecine, mais il faudrait aller à deux heures de chez elle à Montpellier (Hérault). C’est loin et ça coûte cher alors elle deviendra infirmière. Les choix d’orientation répondent à des impératifs du genre : il faut travailler » et donc des jeunes choisissent l’apprentissage pour avoir un revenu, développe Salomé Berlioux.

Ces jeunes ne bénéficient pas des plans d’égalité des chances. « Ils sont loin, il faut aller les chercher. Ils sont assez silencieux, avec le sentiment de ne pas être dans le coup », constate-t-elle. Salomé Berlioux a elle-même grandi dans un hameau de l’Allier. « J’ai eu une enfance heureuse, mais à l’adolescence tout est plus compliqué ».

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