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L’Union européenne s’est mise d’accord, mardi 21 juillet, sur un plan de relance historique. « Je voudrais me féliciter de voir l’Europe enfin unie pour la relance de l’économie européenne. L’Europe avait été singulièrement absente lors de la crise du Covid-19 et aujourd’hui elle semble enfin reprendre des couleurs et tout cela sous l’égide du couple franco-allemand qui lui aussi s’est reformé dans cette crise », explique Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France et invitée des « 4 Vérités » de France 2, mercredi matin.

L’accord européen de relance va-t-il avoir des conséquences pour la région Île-de-France ? « D’abord il faut que cet argent soit bien dépensé. Il ne suffit pas de dépenser pour relancer. Il faut investir dans des dépenses qui vont être structurantes pour l’avenir, qui vont rendre notre économie plus compétitive, notre pays plus attractif. Et donc je propose que l’État travaille avec les régions, qui savent où il faut mettre l’argent pour avoir un effet démultiplicateur. Par exemple, en Île-de-France, [il faut] investir sur les transports du quotidien, sur des nouvelles lignes de métro, de tramway, de RER, cela permet d’investir là où les entreprises vont aller, là où les habitants se trouvent et donc de démultiplier l’effet emploi de ces crédits », indique Valérie Pécresse.

« Cela fait un gros budget pour les familles de devoir acheter des masques tous les jours. […] La région Île-de-France va assurer la gratuité des masques pour toutes les associations caritatives qui sont partenaires de la région. […] Nous donnerons deux masques en tissu gratuits pour la rentrée au 500 000 lycéens d’Île-de-France », précise Valérie Pécresse. Dans les transports, « nous avons eu quand même 15 000 verbalisation pour non-port de masque », indique la présidente de la région Île-de-France.

Concernant les transports, la région ne veut plus payer la SNCF et la RATP tant que l’État ne met pas la main à la poche pour comble le trou né de la pénurie de voyageurs lors du confinement. « Nous avons subi des pertes abyssales à cause du confinement et de la distanciation physique, à cause du fait de la fermeture des frontières et du fait qu’il n’y a de touristes, soit 2,6 milliards d’euros de perte. Nous n’avions plus de quoi payer, au mois de juillet, la RATP et la SNCF. J’ai arrêté de payer, c’était un signal d’alarme pour que le gouvernement ne détourne pas le regard », conclut l’élue les Républicains.

Le gouvernement a contacté Valérie Pécresse de région pour tenter de trouver un accord global pour renflouer les transports du quotidien en Île-de-France. Celle-ci a refusé qu’il y ait un impôt Covid-19 sur les transports en commun : « Ce que j’ai dit au gouvernement, c’est que cette augmentation ne passerait pas par moi, que je la refusais, qu’il n’y aurait pas d’impôt Covid sur les Franciliens ». Sans plan de soutien, il faudrait « un impôt Covid de 20 euros par mois » pour renflouer les caisses.

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