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Les 30 lits sont installés sur le parking du CHU de Mulhouse mais aucune date précise sur leur utilisation n’est donnée pour l’heure.

« Les engagements seront parfaitement tenus » pour que l’hôpital militaire de campagne de Mulhouse (Haut-Rhin) puisse être opérationnel rapidement, affirme lundi 23 mars sur franceinfo Josiane Chevalier, la préfère de la région Grand Est. Trente lits de réanimation attendent sur le parking du CH mulhousien Emile-Muller qu’il doit désengorger car saturé de malades du coronavirus. Pour autant, impossible d’obtenir une date précise sur la mise en action de cet équipement. Interrogée, la préfète n’a pas voulu entrer dans le détail, préférant « saluer la solidarité militaire, régionale et transfrontalière au rendez-vous dans cette situation extrêmement difficile ».

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Solidarité transfrontalière, car « l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg vont pouvoir accueillir, et ont déjà commencé à le faire, des patients en réanimation dans leurs hôpitaux », détaille Josiane Chevalier. « C’est extrêmement important pour notre région qui a une frontière avec quatre pays », souligne-t-elle. La préfère du Grand Est révèle que la Sarre, un Land allemand frontalier avec le Grand Est, va accueillir « une quarantaine de patients en réanimation. C’est quand même une capacité supplémentaire extrêmement intéressante pour notre région ».

Les évacuations sanitaires vers les hôpitaux militaires d’autres régions françaises « moins touchées par le Covid-19 » sont aussi essentielles dans « le contexte grave » que connaît le Grand Est, reconnaît Josiane Chevalier, qui avance le chiffre de « 480 personnes en réanimation » dans la région, et plusieurs autres personnes en Ehpad touchées par la pandémie.

Quant au couvre-feu décrété dans plusieurs villes de France, dont Mulhouse, la préfète du Grand Est y est « bien entendu très favorable dans la mesure où cela peut aider » à favoriser le confinement. « Mais cela doit se faire dans le cadre d’une discussion avec les maires et en fonction de nos réalités de territoire. C’est vrai que le confinement doit vraiment être respecté par chacun et s’il ne l’est pas, le couvre-feu fait partie des outils juridiques dont les préfets disposent, en lien avec les maires », explique Josiane Chevalier, qui n’a, à sa connaissance, « pas d’autre demande » de couvre-feu dans sa région.

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