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Le premier ministre Jean Castex, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), le 24 juillet.

Ne surtout pas donner le sentiment de baisser la garde. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dite, vendredi 24 juillet, « inquiète » de la résurgence de l’épidémie de Covid-19 dans certains pays européens, l’exécutif français veut montrer qu’il fait tout pour se prémunir d’une telle situation sur son territoire.

Selon un communiqué de la Direction générale de la santé (DGS), publié vendredi, « la circulation virale est en nette augmentation en France ». « Nous avons ainsi effacé une bonne partie des progrès que nous avions accomplis dans les premières semaines du déconfinement », écrit la DGS. « Les indicateurs ne sont pas très bons, commente une ministre. Tout le monde se relâche avec les vacances, les gens bougent. » Ce sont justement ces mouvements que le gouvernement entend maîtriser à la veille de la haute saison touristique.

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Vendredi, le premier ministre, Jean Castex, a donc communiqué une série de mesures visant à un « contrôle renforcé des flux à nos frontières » prises le matin même lors d’un conseil de défense réuni à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron.

Le chef du gouvernement, tout d’abord, recommande « vivement » aux ressortissants français « d’éviter de se rendre » en Catalogne, « où la situation montre des indices sanitaires dégradés », a-t-il déclaré à l’occasion d’un déplacement à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Des « discussions », a-t-il ajouté, sont menées « avec les autorités espagnoles et catalanes » pour que les flux en provenance de cette zone « soient les plus limités possible ».

Empêcher de circuler librement

Mais c’est surtout vis-à-vis de seize pays situés hors de l’espace Schengen et classés « rouge » par les autorités françaises en raison de la forte circulation du virus sur leur territoire que le tour de vis est notable. « Pour ces pays », parmi lesquels figurent notamment les Etats-Unis, Israël, le Brésil, l’Algérie, la Turquie ou l’Inde, « la frontière est fermée », a rappelé M. Castex.

« Les seules circulations de passagers concernent des citoyens français ou des citoyens de ces pays qui disposent de résidence en France. Il ne s’agit pas de flux massifs », a-t-il souligné. Mais les conditions d’entrée vont néanmoins être durcies les concernant. « Les voyageurs seront tenus de disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus pour embarquer dans les avions », a annoncé le premier ministre.

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