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Une famille effectue un test de dépistage du Covid-19, à Phoenix (Arizona), le 27 juin 2020.

La pression de la pandémie de Covid-19 ne se relâche pas sur Donald Trump. Le nombre de 150 000 décès imputés au virus a été dépassé aux Etats-Unis, mercredi 29 juillet, selon les statistiques de l’université Johns-Hopkins, qui font autorité.

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, Robert O’Brien, est en quarantaine après avoir été testé positif au virus. Le représentant républicain texan, Louie Gohmert, qui devait l’accompagner mercredi dans son Etat d’élection, a été lui aussi testé positif quelques instants avant d’embarquer dans l’avion présidentiel. De quoi éclipser le soutien que Donald Trump souhaitait apporter au Texas et à un secteur pétrolier ébranlé par le ralentissement de l’économie mondiale.

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Cette hausse des décès est le reflet d’une épidémie qui résiste au contrôle des autorités américaines. Partie initialement des deux côtes, pacifique et atlantique, elle a frappé tout d’abord massivement, en mars, l’Etat de New York et celui du New Jersey. L’adoption de mesures de confinement strictes a entraîné une lente décrue, mais le virus s’est alors propagé à partir de la fin du mois de mai dans des Etats moins rigoureux, majoritairement dirigés par des gouverneurs républicains, l’Arizona, le Texas et la Floride, tout en reprenant en Californie.

Un officier explique à un groupe de jeunes femmes que le non-port du masque peut entraîner une amende de 50 dollars, à Miami Beach, le 24 juillet.

Plus d’un mois et demi plus tard, les infrastructures de santé y sont sous tension et les décès ont fortement augmenté. Certes, les contaminations commencent à marquer le pas dans ces Etats, mais elles progressent maintenant dans d’autres, épargnés jusqu’alors : l’Oklahoma, où Donald Trump a tenu un meeting le 20 juin, l’Arkansas, le Tennessee ou encore le Kentucky. Ils sont également majoritairement dirigés par des républicains.

Désapprobation des gouverneurs républicains

Alors que 58 % des personnes interrogées par l’institut Gallup dans les Etats dirigés par des démocrates estiment que leur gouverneur dispose d’un plan clair pour lutter contre la pandémie, seulement 43 % expriment le même avis dans les Etats gérés par des conservateurs.

Le gouverneur de l’Arizona Doug Ducey met son masque, lors d’une conférence de presse sur le coronavirus, à Phoenix, le 16 juillet.

Dans deux Etats-clés pour l’élection présidentielle du 3 novembre – la Floride et l’Arizona –, la désapprobation des gouverneurs est massive, selon des sondages convergents. L’un comme l’autre ont tardé à prendre des mesures contraignantes pour lutter contre la propagation du virus.

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La saison déjà raccourcie de base-ball illustre ces difficultés américaines. Finalement lancée le 23 juillet, elle a été immédiatement fragilisée par la découverte de treize cas de contamination parmi les joueurs de l’équipe des Marlins de Miami en déplacement à Philadelphie (Pennsylvanie). Le 21 juillet, Donald Trump avait pourtant affiché son intention de prendre la mesure de l’épidémie, après des semaines de déni, reconnaissant que la crise sanitaire « va sûrement, malheureusement, empirer avant de s’améliorer ». Il avait prôné le port du masque et annulé un grand rassemblement prévu en Floride dans le cadre de la convention d’investiture du Parti républicain.

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