Via    francetvinfo

Le nombre de nouveaux cas confirmés de coronavirus en France poursuit son augmentation, avec « plus de 1 000 » en 24 heures a annoncé jeudi la Direction générale de la Santé. La Gironde, ainsi que le Finistère et les Vosges sont en « vulnérabilité modérée ». 

« On maitrise les clusters, on n’a pas d’inquiétude particulière. Mais il y a une vraie vigilance », a assuré jeudi 23 juillet sur franceinfo Fabienne Buccio, préfète de Gironde, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, alors que le département est en situation de « vulnérabilité modérée » face au virus. L’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a multiplié les dépistages du Covid-19 sur les sites fréquentés par les touristes en Gironde.

« Nous avons sept clusters en Gironde. Il y en a un qui n’est plus actif et qu’on devrait fermer bientôt », précise Fabienne Buccio. Elle souligne que des dépistages sont organisés entre autres « pour les travailleurs saisonniers par exemple, à la demande des propriétaires ». Ces dépistages sont aussi proposés « pour les abattoirs ». En général, la préfecture reçoit « une réponse positive ». Car les employeurs « veulent pouvoir dire que leurs salariés viennent travailler dans de bonnes conditions et en toute sécurité ».

La préfète de Gironde n’a pas pris d’arrêté obligeant le port du masque dans la rue dans les villes touristiques du département. « Je ne dis pas que je ne le prendrai pas en fonction de la situation. Pour l’instant, cela ne parait pas se justifier. » Fabienne Buccio rappelle qu’elle avait « soutenu une démarche du maire de Bordeaux, pour la rue Sainte Catherine, où les gens sont très serrés ». Le maire avait imposé le port du masque. « J’avais soutenu cette initiative compte tenu qu’il était difficile de respecter les distances de sécurité. »

Face au virus, Fabienne Buccio travaille à ne pas « créer un sentiment de panique ». Elle appelle à être « rationnel » et veut répondre « au cas par cas ». Elle trouve que la cohabitation entre la population locale et les touristes se passe bien. Car si la circulation du virus « peut faire peur », il n’est pas question selon elle « pour les Girondins de renier le tourisme ». « Il faut qu’on lutte contre ça. Il faut qu’on participe à rassurer tout le monde, les touristes pour qu’ils viennent, et les locaux pour qu’ils soient rassurés » sur les mesures de santé qui sont prises. Il faut « que tout se passe dans les meilleures conditions possibles », ajoute Fabienne Buccio.

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