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Le président brésilien Jaïr Bolsonaro lors d'une cpnférence de presse à Brasilia le 20 mars 2020
Le président brésilien Jaïr Bolsonaro lors d’une cpnférence de presse à Brasilia le 20 mars 2020 (ISAC NOBREGA / HANDOUT / MAXPPP)

S’il n’en reste qu’un, il sera celui-là : Jaïr Bolsonaro. Le président d’extrême droite du Brésil est en résistance contre le monde entier, mais en particulier les Chinois, les médias, la gauche et les écologistes. Pour lui, ce sont eux qui propagent ces rumeurs sur le coronavirus, qui transmettent une panique inutile à la population, et qui risquent de mettre à mal son plan de relance économique… Bolsonaro est en train de dépasser son maître Trump dans le déni. D’ailleurs, dimanche dernier, il a serré la main de  pas moins de 272 Brésiliens, alors qu’il revenait d’un séjour dans la résidence de Donald Trump en Floride. Et que dans sa délégation, 17 membres ont été testés positifs. Des gestes que la presse brésilienne qualifie maintenant de criminels.  

Le Brésil est le pays le plus touché d’Amérique du Sud, avec déjà 25 morts et plus de 1 500 cas. Le pays de 210 millions d’habitants est pauvre, et la propagation du virus, par exemple dans les favelas de Rio, pourrait être désastreuse. Sans attendre, les gouverneurs des deux régions les plus peuplées du Pays, Rio et Sao Paulo, ont décrété des confinements de 15 jours au moins. Ils se sont immédiatement attiré les foudres de Bolsonaro, qui veut les rendre responsables d’une récession. Et c’est seulement dans ce domaine que Bolsonaro agit pour le moment, en injectant de l’argent, 11 milliards de dollars, pour soutenir les petites entreprises.  

Une députée de son camp demande que le président soit démis de sa charge pour crime contre la santé publique. Et sa propre ministre de la Santé, qui a  publiquement pris la mesure de la gravité de la situation, n’est plus invitée dans les conférences de presse, et n’a plus la confiance du président. La seule chose qui pourrait, peut-être, faire plier Bolsonaro, c’est la colère populaire qui est en train de monter. Il ne craint qu’une chose : ne pas être réélu en 2022. Et il va peut-être entendre les concerts quotidiens de casseroles.

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