Via    francetvinfo

Emmanuel Macron a salué la conclusion d’un vaste traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), tout en se disant « vigilant » sur sa mise en œuvre.

Un accord après vingt ans de négociations. L’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont annoncé, vendredi 28 juin, s’être entendus sur un vaste traité de libre-échange, touchant près de 770 millions de consommateurs.

« Je mesure mes paroles avec soin car c’est un accord réellement historique », a réagi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, depuis le Japon, où il participait au sommet du G20. Derrière lui avaient pris place, pour la photo, l’ensemble des dirigeants européens et du Mercosur, comme pour symboliser leur union face au courant protectionniste.

Cet accord permettra d’éliminer de nombreux droits de douane entre les deux parties au niveau industriel et agricole, mais concerne aussi les services, les marchés publics, les obstacles techniques au commerce, les mesures sanitaires et phytosanitaires et la propriété intellectuelle.

Le PIB de l’UE et du Mercosur représente un quart de celui de la planète, soit 18 000 milliards d’euros. L’accord, un des plus vastes jamais conclus par les 28, suscite cependant la profonde inquiétude des agriculteurs européens, qui craignent une concurrence jugée déloyale, ainsi que des ONG, préoccupées par ses conséquences sur le climat. 

« Quelques semaines après l’élection européenne, inacceptable signature d’un accord Mercosur-UE qui va exposer les agriculteurs européens à une concurrence déloyale et les consommateurs à une tromperie totale », a ainsi twitté Christiane Lambert, la patronne du premier syndicat agricole français, la FNSEA.

Les agriculteurs s’inquiètent en particulier des quelque 99 000 tonnes de viande bovine que les quatre pays latino-américains devraient pouvoir exporter vers l’UE sans droits de douane, fragilisant un peu plus les 85 000 éleveurs français de vaches allaitantes.

Le compromis négocié par la Commission devra être approuvé par les 28 Etats membres de l’UE, un parcours qui s’annonce délicat, puis par le Parlement européen.

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