Via    francetvinfo

La contestation a fait 22 morts, dont cinq à la suite d’interventions des forces de l’ordre, et plus de 2 000 blessés.

Une première depuis le début de la contestation sociale, il y a un mois au Chili. Le président chilien, Sebastian Piñera, a condamné les violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les manifestants, dimanche 17 novembre, lors d’une allocution télévisée depuis le palais présidentiel.

« Il y a eu un recours excessif à la force, des abus ou des délits ont été commis et les droits de tous n’ont pas été respectés », a reconnu le chef de l’Etat dimanche. Cette crise sociale sans précédent, qui secoue le Chili depuis le 18 octobre, a fait 22 morts – la plupart dans des incendies lors de pillages et cinq à la suite d’interventions des forces de sécurité.

Cette contestation a aussi fait plus de 2 000 blessés en un mois. Selon l’Institut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, près de 200 personnes ont notamment été touchées aux yeux par des tirs de chevrotine en caoutchouc, utilisés par la police pour disperser les manifestants.

Le président chilien a assuré qu’il n’y aurait « pas d’impunité », « ni pour ceux qui ont commis des actes d’une violence exceptionnelle », en référence aux destructions et pillages perpétrés par les manifestants les plus radicaux, « ni pour ceux qui ont commis (…) des abus », les policiers et militaires. « Nous ferons notre possible pour aider les victimes », a ajouté Sebastian Piñera, qui a également adressé ses condoléances aux familles des personnes décédées.

Actes de torture, violences sexuelles, tabassages, humiliations, blessures… Les accusations et plaintes pour violations des droits de l’homme par des policiers se sont multipliées depuis le début de la contestation, poussant l’ONU à envoyer une mission d’enquête dans le pays.

La contestation au Chili a démarré il y a un mois pour protester contre une hausse du ticket de métro à Santiago. Elle s’est vite transformée en une explosion sociale contre les inégalités et contre une élite politique jugée déconnectée de la réalité quotidienne du plus grand nombre.

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