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LA LISTE DE LA MATINALE

Au programme cette semaine, le choix des plumes du « Monde des livres ». De John le Carré à Anna Seghers, d’Anne Dufourmantelle à Marc Ferro, une sélection de romans et d’essais à lire cet été.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les 100 romans qui ont le plus enthousiasmé « Le Monde » depuis 1944

Littérature

  • « Malakoff », de Gregory Buchert

Récit autobiographique en trompe-l’œil, vrai-faux journal de bord d’une résidence d’écriture, rêverie russe sur une ville de la banlieue parisienne, le premier roman du plasticien Gregory Buchert éblouit par la maîtrise dont il fait preuve, l’humour qui habite son texte, et la précision de son écriture. Malakoff organise le dialogue entre les arts plastiques et la littérature et laisse entendre une voix prometteuse. Florence Bouchy

« Malakoff », de Gregory Buchert, Verticales, 320 p., 22 €, numérique 16 €.

Lire la critique : « Malakoff », de Gregory Buchert : une vocation artistique
  • « Enfant de perdition », de Pierre Chopinaud

Dans les monts du lyonnais se rejoue inlassablement une « guerre des races imaginaire ». L’« enfant de perdition » de Pierre Chopinaud – un filou sans malice – s’en arrange, cahin-caha. En butinant plusieurs siècles de littérature, le primo-romancier a su créer une langue étrange en tout point, apatride et œcuménique, et rigoureusement d’aucune époque. Génial paradoxe : son verbe inouï en devient à chacun familier. Zoé Courtois

« Enfant de perdition », de Pierre Chopinaud, P.O.L, 576 p., 24,90 €, numérique 18 €.

  • « Les Sables de l’empereur », de Mia Couto

Une fresque splendide dans le Mozambique de la fin du XIXe siècle, quand vacille la résistance du puissant roi Ngungunyane face aux colonisateurs portugais. C’est l’histoire de sa chute, mais aussi de l’amour d’une jeune Africaine pour un sergent portugais. Les amants fuient sur une pirogue, embarquant un prêtre mulâtre, une aventurière italienne et une féticheuse. Gladys Marivat

« Les Sables de l’empereur », de Mia Couto, traduit du portugais (Mozambique) par Elisabeth Monteiro Rodrigues, Métailié, 672 p., 25 €, numérique 15 €.

Lire la critique : « Les Sables de l’empereur », de Mia Couto : les mondes mélangés du Mozambique
  • « Comment j’ai vidé la maison de mes parents. Une trilogie familiale », de Lydia Flem

Ce livre regroupe trois textes que la psychanalyste belge Lydia Flem a consacrés à la nécessité où chacun se trouve un jour de se séparer : de ses parents quand ils meurent, de ses enfants quand ils prennent leur envol. Avec une justesse bouleversante, elle évoque l’histoire de sa famille prise dans la tragédie de la guerre ou ses angoisses de mère. Elle montre surtout comment l’amour peut surmonter la perte et l’arrachement devenir liberté. Camille Laurens

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