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Un livre ouvert dans une librairie.
Un livre ouvert dans une librairie. (JEAN-MARC QUINET / MAXPPP)

Qu’est-ce qui fait qu’à 45 ans, on décide que la vie de bureau à La Défense – ingénieure puis responsable des ressources humaines – ça suffit ? La réponse de Stéphanie Fuilla : « Pour ma part, j’ai eu le sentiment de me sentir plus libre, plus en confiance, moins dans répondre à l’attente des autres, donc envie de faire autre chose. » Autre chose et en tout cas plus un job technocratique, à base de tableaux Excel, et de revenir à une vieille passion.

Il y a toujours eu l’amour du livre, depuis l’enfance. Quand je me suis dit que j’aimerais bien changer, j’ai repris ce rêve et j’ai regardé tout ce qui serait possible autour du livre.

Stéphanie envisage d’écrire, d’être traductrice, bibliothécaire, éditrice. Elle rencontre, se documente. Ce sera libraire. Elle se forme pendant un an, un DUT métiers du livre. Et elle repère une petite libraire – 60 mètres carrés – à Colombes. Et, non, tous les clients ne vont pas sur Amazon : « Souvent, ils cherchent des idées sur internet et ils viennent les commander en librairie pour soutenir leurs commerces », dit Stéphanie.

Un petit côté militant pour soutenir Au pays des livres, la seule librairie généraliste de la ville. La plupart du temps, Stéphanie est « en cuisine ». Administratif, déballage, préparation. Stéphanie a une salariée mais ne se paye pas encore. Ses satisfactions sont ailleurs : « Ça fait tellement du bien d’avoir des regards très singuliers sur le monde, sur la vie à travers la lecture. C’est un grand bonheur. »

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